PREFACE. XIX
enfance , au Vatican , où l'appela la papauté , que nous suivrons Raphaël. M. Passavant, dont l'ouvrage récent a fait une si vive sensation en Allemagne (1) , nous fournira de curieux documents sur celui qu'il a poétiquement nommé : c le plus bel astre du firmament de l'art , » et qui mourut , heureusement pour sa gloire , au moment oii il allait s'abîmer dans le naturalisme païen.
Goethe a dit :
c L'historien à un double devoir k remplir, d'abord envers lui-même , puis envers ses lecteurs ; pour se satisfaire lui-même, il est obligé de s'assurer que les faits qu'il rapporte sont réellement arrivés ; pour satisfaire ses lecteurs , il est obligé de les prouver. »
Nous pensons avoir rempli ce double devoir (2).
(1) Rafaël voQ Urbino, von J.-D. Passavant; Leipzig, 1839, 2 vol. in -80.
(2) Qu'il nous soit permis de témoigner notre reconnaissance aux hommes distingués qui nous ont aidé de leurs lumières : le père Bresciani de Turin , M. Gh.-L. de Bon , ex-secrétaire d*État du canton du Valais, les bibliothécaires de la Minerve à Rome, MM. Gollombet et Pérlcaud de Lyon , M. Brunetti de Paris, M. Giov. Resnati de Milan, M. Tabbé Aibanés de Marseille.