ETC
— dans une esquisse de jeune lemme peinte dans la pénombre, mais qui s’illumine de ce beau sentiment si humain et si divin à la fois que répandait sur toutes ses créations le génie du maître.
Est-ce une vierge? est-ce une sainte? est-ce sainte Anne? est-ce Madeleine? c’est un peu cela, parce que c’est une femme, vue de loin, avec toutes les vertus de la femme, avec tous ses abîmes, vue de près.
Le conseiller Pagavi rapporte dans ses manuscrits une lettre d’Amboise où on lui parle d'une ligure de liéonard de Vinci, conservée dans la ville. Est-ce le panneau que j’ai trouvé ? L’abbé Fonlani avait dit : « Cette figure étrange, cst-cc une sainte? est-ce une femme? » Dans toutes les tètes de liéonard n'y a-t-il pas la sainte et la princesse ? Le comte de Gallembert parle aussi de cette peinture d’Ainlxuse*.
On a dit que la Pomonc au triple voile que vante Lomazzo était une peinture de léonard de Vinci en France. Mais (ju’est devenu ce tableau, jiour qu’on puisse y reconnaître la dernière main de Léonard?
* M. le comte de Meuwerkerke, H. Robert Fleurj et M. Ttiéophilc (tuulicr ont reconnu dans cette figure un gland air de famille avec les autres créations de Léonard de Vinci, quoique le pinceau ait trahi les défaillauces de ta main.
LA MORT DR RATIIAKI. F.T DR N t C II E L* A N G E. LE TESTANE?(T DE LÉO.^ARD DE VINCI.
LA LETTRE DK MELZl.
FONTAINEBLEAU ET AMROISE.
LA LEGENDE ET lMiISTOIRE.
Fæ quinzième siècle vit naître, le seizième siècle vit mourir les trois dieux de la peinture.
Et ces trois dieux furent reconnus dans leur gloire. La mort, avec sa funèbre grandeur, n’ajouta ps une auréole à leur front. Ils avaient été le miracle de leur temps, et leurs œuvres disaient éloquemment à leurs disciples : I'om.x n'irez pas plus loin !
liéonard de Vinci demanda un tombeau à la France.
Rome'donna une église pour tombeau à Itapliaèl, que la ville éternelle appela le divin.