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Saitilelc se \il bien forcée J’Iiatiilor les cliaiiiljios de nioiisignorc rÜK), il s’est Iroiivé liicn des gens (|iii disent que ce n’est pas le poids des loges superposées ipii fut cause de cet accident, mais que c’est un miracle pour annoncer la mort de celui qui avait tant travaillé à l'embellissement de ce palais.
« Et, en vérité, ce maître incomparablen'cst pins ! Les plaintes sur sa mort ne devraient pas être exprimées seulement par des paroles légères et fugitives, mais par des jxH'sies sérieuses et immorlelles. .Aussi les poètes, si je ne me Ironqw, en préparentils un grand nombre.
« 11 a été enterre dans la Rotonde, où on l’a porté avec grands bonneurs. Sans aucun doule, son âme est partie pour contempler les édifices du ciel, qui ne sont point sujets à la destruction. »
Un c.ri de douleur courut toute Ultalie quand mourut Michel-Ange. I.ai pa|)e ordonna pour lui des funérailles de .souverain ; Home entière était debout, toutes les routes élaient semées de fidèles qui voulaient s’agenouiller sur cette tombe vénérée; la dépouille mortelle était déjtosée à l’églistî des .Sainis-Apôlres, en attendant (lu’un monument fût élevé à l’église Saint-Pierre mèmè, où le paj)e avait décidé que son peintre et son sculpleur reposerait dans son œuvre et dans sa gloire.
Mais Florence veillait; Florence ne voulait pas qu’on la désbéi ilàt de ce qui reslait de Michel-Ange. Une nuit, on dépouilla secrètement le tombeau, et
on emporia Micliel-Ange dans sa patrie. Iaî morl inimoiiel y fut re<;n en pompe solennelle; tous les corps de ri'ltat, lonles les académies, tonies les familles illustres allèrent au-devant du corlége. Jamais catafalijue plus splendide ne s’élait élevé dans celte ville des splendeurs. Ilicn ne manqua à celle fêle funèbre : oraisons funèbres en prose et en vers, en un mol, tous les moricis entbousiasmes pour l’immorlalilé.
FiO grand-duc dit qu’il donnerait une montagne de marbre pour le monument. Ce fut Vasari, disciple de Michel-Ange, qui dessina le mausolée. Oui n’a vu ce sarcophage célèbre où veille l’ A rchi lecture, la l'einlure et la Scali»ture, dans l’égli-se de Saiila-Croce, panthéon de l' Iorence?
Ses funérailles sont tout un spectacle grandiose mis en scène par Ik'nvenuto Céllini, IFronzino, Ammannato et Vasari. La catafalque était haut de vingt huit brasses, avec une Henommée au sommet. Toute la vie de .Michel-Ange était re|)résentée par des slalues et des tableaux allégoriques. C’était le musée de la .Mortel de l’Immortalité ; toutes les grandes figures qui ont apparu dans le monde des arts, de l’hidiasà Micbel-Ange, étaient là qui honoraient le mort illirs- Ire. Cette merveilleuse Italie! en quelques jours, elle avait peint, avec le génie de l’imagination et du style.