I, A MORT
de quoi illustrer le musée d’une capitale. Vasari avait représenté la Mort foulée aux pieds par l’Immortalité, qui, une palme à la main, lui disait fièrement que Michel-Ange n’avait pas cessé de vivre : Vieil inclita virtus*. v
Ainsi Raphaël au panthéon de Rome, Michel-Ange au panthéon de Florence.
Où est le monument de Léonard de Vinci, le plus grand des trois?
’ Oo ne se contenta pas de pleurer sur le cercueil de Michel-Ange; ipioique ce fût vingt-deui jours après sa mort, ou voulut le voir; tous les artistes, tous les admirateurs, demandèrent la grâce de couteiupler une dernière fois l'image périssable. .Selon Vasari, « le corps n'eihalait aucune mauvaise odeur ; Michel-Ange semblait jouir d'un sommeil doux et calme; lu visage avait pâli, mais n'était pas altéré. En touchant la tète et les joues, on était tenté de croire que la mort n'était venue que dejiuis quelques heures. » '
Longtemps après, quand la sépulture de âlichel-Ange fut ouverte par Filippo Buonarotli, le cadavreétait encore cotnmeau temps même de la mort, parcheminé, mais résistant.
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Léonard de Vinci, liapliaël cl Michel-Ange onl écrit leur lestamenl. Celui de Michel-Ange fut hienlôl dicté :
Mou âme à Dieu, mon corps J la teno, mes biens à mes proclics.
Oui, l’ànie de Micliel-Ange est h Dieu. Il avait déjà pris le vol des aigles vers rinfini. Ses derniers sonnels sont des chants du Psalmisle. C’est la voix d’or des prophètes, c’est le De prnfinidis de Dante. Comme Léonard et comme Rapliaél, Michel-Ange fut un poète.
Daphaèl, quand il se sentit si jeune eneore atteint mortellement, écrivit ses dernières volontés. Il dota celle qu’il devait épouser ; il lui donna une vraie fortune, une fortune pour vivre et un lomheau pour mourir. Il n’onhiia pas scs parents d’Lrhin, mais il donna riiérilagc de son père pour l’a'uvre de Sainte- Marie de la Mistiricorde. Au cardinal Bibiena, l’onclc