‹ Histoire de Léonard de VinciChapitre 32 sur 69 · UE L É 0 N A U U UE VINCI · texte numérisé non relu

UE L É 0 N A U U UE VINCI

entre nu:i iimins, île ne jamais faire, venir, dire et aller à vc fontraire.

« El scellé à sa re([uesle du sceau ropl élabli aux contrats légaux d’Amboisc, et ce, eu signe de vérité.

« llouné au 25' jour d'avril 1518 (avant Pâques) 151U. »

Cl Et au même 23 du mois d’avril 1518, en |irésence du M' Guillaume Borcau, nolaire royal en la cour du bailliage d’Aniboise, le susdit M. Léonard de Vinci a donné cl concédé [wr sou testament et ordonnance de dernière volonté, comme ci-dessus audit Baplisle de Villanis, présent cl accejilant le droit de l’eau que le roi, de bonne mémoire, Louis XII' , dernier défunt, a jadis donné audit de Vinci, sur le cours du canal du Saint-Cliristoplie, dans le diiclié de Milan, pour en jouir par ledit de Villanis, mais en telle manière et forme que ledit seigneur lui en a fait don, en présence de .M. François de Melziet la mienne. »

Il El au même jour dudit mois d’avril, dans ladite année 1518, le même M. Léonard de Vinci, p.ir son testament et ordonnance de dernière volonté, comme ci-dessus, a donné au susdit Bapt^tedc Villanis, présent et acceptant, tous les meubles et ustensiles qui soient à lui dans ledit lieu du Cloux. En cas toutefois que ledit de Villanis survive an susdit M. Léopard de Vinci,

« En présence dudit M. François de Melzi et de moi, nolaire.

« Signé: Boheau (Bouheau) *. »

* Nous avons vainumciit clicrcbé la iniiiute ilu testament dans les ai'cbives de rûlude üoureau. Lu |>èi'c du titulaire actuel nous avait

Chose étrange, c’est le moins religieux îles trois grands maîtres »]ui, dans son testament, se préoccupe le plus des pompes de la religion. Celui qui jusquelà s’était fondu dans la Nature avec la passion du poëte, du savant et du philosophe, se rclourne tout à coup vers Dieu et recherche toutes les sanctilications de l’Église*.

promis de rechercher liii-nii^ine iivis: plus de iiiclhode, mais celle lellre prouve ijuc scs jciii ne lui pcrniellent plus rc Iravail :

€ J’.ii l'honneur de répondre à la lellre que vous avez écrile à mon l>ère, parce que mon père a depuis six mois la vue si faible qu'il n'est plus en étal de lire.

« 11 est Irès-cerlain que le lestanieiil de Léonard de Vinci a élé écrit en français. Jean-lïuillanme Roiireau, qui était notaire en 1515, cl son prédécesseur Pierre Itourcau, recevaient tous leurs actes en fronçais, même les actes des Italiens, car il y avait alors beaucoup d'italiens à Amboisc. Le testament aurait été traduit peu après eu lalien, soit li Amboise, soit en Italie, mais le notaire l'a .sans nul doute écrit eu fronçais.

• Si nous avons d'autres testaments de la même époque, il nous serait iinjKis.siblc de les trouver, vu que nos vieilles minutes de 1500 à ItiOl) ne sont pas rangées, mais toutes sont éci'iles en français .sans exception. •

• llocKe iu. •

* Vasari, qui connaissait bien Léonard par Mclzi, ne croyait pas beaucoup à sa conversion :

« Tels furent son caprice de'philosoplie sur les choses naturelles et lie constater leurs propriétés, qu'il observait continuellement le mouvement des cieux, le cours de la lune et la marche du soleil. Il le fai-

HK I, ÉONAIin DK VINCI

Mais, sans vouloir allénucr les derniers élans de I/'onard, ne peul-on pas trouver aussi dans ce testament l'expression d'un orgueil légitime : toutes ces fêtes funéraires dans Icséglisesd’Amboise, ces cierges allumés partout, ces religieux et ces pauvres qui sont appelés, ce corps cx[»osé si longtemps comme s’il voulait que ses traits augustes demeurassent jamais dans la mémoire dos liommes*, tout cela ne prouvet-il pas un peu que Léonard, mourant dans une autre patrie, voulait marquer sa dernière heure par un de ces bruits humains qui retentissent dans les siècles? Il semblait craindie que son tombeau ne fût abandonné; il désignait la place, il pressentait que son jour reviendrait, que l’Italie redemanderait ses os, ou que la France lui donnerait un tombeau impérissable.

sait dans un esprit qu'on peut qualifier d'hérétique, , si c'est hérésie que ne pas s'cii servir i aucune reli);ion, estimant peut-être qu'il valait inieui encore être philosophe que cliréticii. »

‘ Ac craignait-il pas d'être enterré vif, ce grand anatomiste qui tant de fois avait étudié la vie dans la mort et la mort dans la vie '!

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