LA MOUT
dencL'S royales? La ineilleiire raison [)Our le spiriluol cliroiiiqiieur, c’est que les registres d’inliiimation il’Ainboise ne donnent pas le nom de Léonard de Vinci en mai 1519. M. Valoul, qui a suivi les chasses h Amboise, ne s’est pas donne la peine de passer une benre aux archives*, où il se fût assuré que les registres d’inhumation n’existant que depuis 1552, il était imptssible d’y trouver le nom de Léonard.
.bisque, vers la fin du dix-lmitième siècle, Lé-onard de Vinci, selon tous les bisloriens, meurt dans les bras de Franijois I". Selon les uns, à Fontainebleau, selon les autres, à .\mlioise.
C’est à Amboise, au château du doux, à n’en pas douter.
* J'ni i“tu(lii’ Icjarcliivcs (i'Anil)oif;i!. Le nom de Ixionaril ii'y est pas insc'i'il une seule fois, ce qui a fait dire qu'il n'c.sl pas murt il Aniboi.se ; niai.s ce silence de.s arcliives ne prouve rien : laionanl a vécu cinq année.s à Amboise, cl on n'y parle pas plus de sa vie que de sa mort. Les archives du cliàleau ont êlc dispersées, ii part quelques registres de baptêmes, mariages et sépultures, qui inalbeureuseinent ne datent que du milieu du seizième siècle.
DE L É 0 N A n D DE VINCI
Mais esl-cc une page d’histoire glorieuse, surtout pour François I", ou n’est-ce qu’une légende poétique ?
Sans parler du poéUc de l’épilaphc que j’ai reproduite au chapitre IX, suivons mot à mot les historiens, à commencer par Vasari, dont voici la version :
« Comme il était déjà vieux, il resta malade pendant plusieurs mois. S'apercevant que sa fin était proche, il ne soniiea plus qu’à s’oocuper des vérités de notre bonne et sainte religion catholique. Plein de regrets pour ses fautes, il se. confessa avec humilité, cl, se préparant à recevoir dévotcmcnl, hors de son lit, le saint sacrement, il se leva, quoiipie incapable de demeurer debout ; ses amis et ses serviteui’s le soutenaient, l.c roi, qui le visitait souvent avec amitié, survint alors. Léonard, plein de respect pour le prince, se mit sur son lit, et, lui racontant les accidents de sa maladie, demanda pardon à Dieu et aux hommes de ne point avoir fait |H>ur son art tout ce qu'il aurait pu.
« Tout à coup il lui prit un de ces paroxysmes avant-coureurs de la mort. Le roi se leva et lui tint la tôle pour alléger son mal : mais, comme si ce divin artiste eût senti qu’il ne pouvait espérer un plus grand honneur sur cette terre, il expira dans les bras du roi. »
Par quels yeux Vasari avait-il vu celle scène si noble et si loiichanle?
Par les yeux de Melzi, qui n’avait pas quitté son maître un instant, et qui sans doute garda ce pieux souvenir toute sa vie.