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voyage à Amlioise, a écrit celle page plus étudiée mais non moins sincère :
< Il lut logé, par le roi, au palais de doux à Aniboise. Depuis 1516 jusqu’ou l’aunée 1519, l’histoire iie cite plus rien de ses travaux en peinture. La cour aloi-s séjournait fréquemment à Amlioise ; le monarque daigna le visiter plusieurs fois. Enfin, un jour que ce prince était près de lui, Léonard, aiïaihii par les souIVraiices d'une longue maladie, essaya le jieu de force ipii restait pour s’asseoir surson lit, et comme il s’avançait pour exprimer au roi .sa reconnaissance, tout à coup il perdit la parole et expira dans les liras do François l" ipii le soutenait. Telle fut la 'lin glorieuse de ce qu’il y avait de périssable dans ce grand homme. Les derniers soupirs du créateur des arts dans l’Italie furent recueillis dans le seind’un roi. La douleur qu’eu ressentit le monarque cniiohlil la pompe l'uucbrc, et présagea jxiur ainsi dire l'ajiothéosc de Léonard de Vinci. »
Félihien, qui pouvait écrire sur la tradition encore vivante; de Piles, qui possédait les plus précieuses archives de Part français, ont tous les deux rappelé la scène telle que Vasari l’a peinte avec tant de précision. Voici la version de Félihien :
« L’estime que le roi eut pour ce savant homme parut [lar les caresses ([ucce prince lui lit A son arrivée et par les grâces qu’il en reçut pendant le pende temps (piit éciit. Je crois que vous avez, ouï dire que le roi étant allé le visiter dans sa maladie, il voulut se lever à demi sur son lit, et que pensant témoigner à
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Sa Majcslî) le rcssciilinienl qu’il avait de l’iionneur im’clle lui laisail, il perdit la parole et expira entre ses Liras. »
En Allemagne, la légende est lourà lotir attaf|uéc cl défendue. (îallenbcrg n’y croit pas, mais Sclilegel ne la met pas en doute :
« Rapide comme s’il courait vers son père, le roi vole à la clianibie du malade, et l'œil presque éteint de I.éonai d le voit venir. Il veut se porter ü sa rencontre, il veut rendre lionneur à son jeune ami, dont les bras, dont les mains reulourent d'une allectiieuse étreinte. Son vis.ipe, pâle déjà comme celui d’un mort, essaye un sourire; le salut expire sur ses lèvres, sa respiration s’éteint. I.on;;tenips le loi attend en silence, incertain s’il ne va |ias s’éveiller, ir
Il est vrai qn’en Italie Lom.tzzo n’en parle pas, non plus (jue Carlo Amorciti*. Tous dt'ux reproduisent la lettre de Melzi comme le dernier mot de la mort de Léonard de Vinci. Lomazzo, rpii écrivait soi-vanlc ans après, mil en vers celle autre ver.sion :
Piaii.'C meslo Francesco, re di Franza, i
Ouandu il MeUi, cfie luorto era gli disse
* Nais combien d’Italiens qid consacrent sa première liisloire! • Leonardo Vinci gran pitlore fii largamenle donato, e infiiiilamente lioniiralo da Filip(io diica di Milano, c dal liberalissiino Francesco re di Fi-incia. nelle cm liraccia egli si mori vecctiissimo di molli anni. > (Lcdovico Dolcè, Dialogo dMa Piliire.)