I. A C fi N E
devenue sacrée, avait été apportée de Palestine par Vespasien , cet im|iérial pèlerin du Saint-Sépulcre avant saint Louis et Richard Cœur-de-lion.
Et, d’abord, où se passe la Cène? N’est-ce pas dans la maison du riche Joseph d’Ariniathie , ce disciple
|M)rte souvent à l;i figure voisine. manteau a une couleur composée (le laque , de blanc el d'oulreiiicr , couleur qui , d’après Lomazro, signifle clévalion de caractère, mort par amour*. >
On a déjà parlé de l'attitude donnée à Piiilippk par Marco de Oggimno, attitude contraire aux idées de Léonard, et à la vérité. La partie inférieure de ta ligure ayant disparu de l'original, rerreur de Marco a été reproduite par les autres copistes.
Uossi rappelle que dans toutes les copies, les draperies de .M.itiiiku sont comprises diversement. On s'accorde généralement^ leur donner un ton azur. Ouel(|ncfois on double le manteau d'une étoffe jaune ; et ta doublure apparait dans la bande du manteau retoumé'e sur le bras gauebe. La copie de Castellazzo présente cette figure couvi rte de draperies bleu foncé, tunique et manteau. On remaninc à la jonction de la inanctie derindusic avec le reste de la tunique, autour du deltoïde, un repli qui la diversifie de toutes les autres. Je me suis tenu, pour la couleur de res drapi'ries, aux quelques fragments qui en existent dans l'original, et à la copie de llianclii, où la figure c.st le mieux entendue. Elle y est belles digne, et a une forte expression. « I/expression de cette tête me laissa ipielqiies doutes. Mais en revoyant les dessins do Léonard et de son école, j'y remarquai une. tète dessinée d’après nature, bien que son attitude soit différente, elle ressemble, par la pbysionomic, à l'apôtre Mathieu, et fait penscu- que le même modèle a dû |iospr jioiir les deux tètes. • Toutes les copies
* Toitlc's ces piiéritcs slgnilicatinns des couleurs n'cniraieiil p.is dans le syslcine de I.èonnrit, qui ét.iit Irop peiisoiic pour clicrcher au-.les-'Otis de la pensée.
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DK I. ÈONARD DE VINCI
secret de Jésus dont l’Evangile a embaumé le nom? Chez les Juifs somptueux qui menaient la vie pieuse, on faisait la PAque dans une salle réservée en haut de la maison ; la salle de Léonard est à l’étage supérieur d’une maison superbe comme un édifice : on
no proscnlonl pas la liguro suivante de la iiiême inaiiiiTC. Dans l< $ unes la main gauclie est csirupiéc, dans les autres le cou est disl(K|ué On ne voit rien de semlilalde dans l'original. La tête y est grave, et a un caractère de grande modération.
Même analv.se et même critivpic pour la dernière figure, l'aiwtre SiMOS.
Bossi alvorda enfin cette belle et éloquente figure du Curist. Selon lui. Il l'époque du Vinci," l’art pouvait exprimer avec force les conceptions de l'imagination, lai notion de la forme plastique et des états moraux de l'Iiomme étant plus nette, ce sentiment de fierté et cette sévérité d'expression de la figure du Christ ipii s'imposaient aux artistes des époques précédentes, pouvaient être maintenus coimuc éléments d'uu type de perfection. Léonard a dû accepter ce type et le développer. Il a dù combiner dans son Christ la beauté de la forme, et la force de l'expression. Il a pensé que l'élément divin se mêlant ^ l'élément humain devait avoir une action sur la nature physique de Jésus et en sublimer la forme. Du reste, il savait que la première des i|ualités morales à montrer dans Christ était la force et la grandeur; les autres <|ualités n'étaient qu'accessoircs. Après avoir conçu la figure d'après toutes les règles de la beauté plastique, il lui a fait exprimer d'abord la puis-ance, puis les autres états moraux secondaires : l'amour, la résignation, la douceur, et, ayant egard au coté humain du Christ, il a clierclié à voiler l’expression générale sous un air de grande résignation. Pour beaucoup de détails, Bossi eut recours au Traité de Peinture. Avec toutes ses belles théories, Rossi ne fit qu'une pâle copie du Cénacle.