Guerre des Gaules, l\, i
l’UEMlîCUES AIVriÈRES DE e'iIARIEEEMENT
lunië (.les Germains, lel cjiie le décint l’aeite, consislait siirloul en (Jéponilles traniniaux, grossières sur les bords du Uhin, ])lns recherchées à l’inlérienr, on ils élalaienl sonvenl des ronrriires d’espèces inconnues, provenant sans doute desirgionsdn Nord'. Le court manteau des Germains, ap|)elé rcnn, était d’ordinaire um; peau de renne ou de cerf. Les Uomuins l’adoplèrent quand leurs h'gions durent séjourner l’hiver sur les bords du Danube, et quelques soldats en sont revêtus sur les has-rcliers de la colonne Tnajane". Gésar fait du costume des Bretons une description pareille'*. D’après Varron, les (iétules et les Sardes s’habillaient de peaux de-hrehis'. Plusieurs siècles apiès Hérodote, .liistin, ahrévialenr de Troguc-Pompée, dit encore des Scythes: « Ils ignorent l’usage de la laine et de nos v('tements; bien fpi’ils soient ex[)0.sés à un froid continuel, ils n’opposent que des peaux de Ix'tes fauves à la rigueur du climat*’. »
Dans les rudes contrées du Nord, l’einj)loi presque indispensable des fourrures a pris une extension croissante à mesure (jue la civilisation, bornée d’abord au bassin de la Méditerranée, s’étendait dans les régions froides de la zone tempérée.. Durant tout le moven âge, les fourrures furentd’autant plus recherchées, en France et en .Mlemagne, que l’inqærfection des modes de clôture dans les habitations et l’absence de fenêtres vitrées en faisaient sentir davantage le besoin. Nos rois des deux pretuières races s'habillaient volontiers de la dépouilled’animaux sauvages, et les cbronicpieurs les désignent par l’expression de rajes pellili^. Lgirdiard, décrivant le costume de Charlemagne, dit (pie, riiiver, « il se couvrait la poitrine et les épaules d’une veste en peau de loutre ou de martre’ ». .Mais les fourrures étaient rares, il n’y en avait que pour les gens des classes supérieures, et l’on lit, du droit de porter certaines espèces, un privilège, in-