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I. Voyage au Tliihel, p. a.âli

a. I/emploi du ma.sr|iie, qui l'tail usuel dans la comédie italienne (Sca|)in, Arlequin), s'est conservé près d’un siècle pour les représentations des Fotirtieries de Scapin, de Molière (v. le Molière de l’éd. Hachette, t. VIII, j). 4o3, '(04).

3. Poulluin de Saint-Foix, Essais sur Paris, OEus'., t. IV, p. iiü.

COLOHIAGES, TATOUAGES, EAllDS, TElîSTUnES li|0

l'ail de farine cl de blancs d’œnfs qu’il cnlevail le malin avec de l’eau de cerfeuil. L’usage de poiier un masque a la ville durail encore à la fin du régné de Louis Xl\ . La \ leillc (emme, cliaigee de personnifier l’avarice dans la salire de Boileau, nepeul même pas s’en passer. Il dépcinl

Scs coiffes d’où pcndail, au boul d’une ficelle.

Un vieux masque pelé, presque aussi liidcux qu’elle'.

Les masques, inlerdils mainlenanl par mesure de police, ne sonl plus guère usités qu’à la scène, dans les bals masqués el dans les réjouissances populaires en temps de carnaval. Mais ceux qui paraissent alors dans les rues sonl plus laids que nalurc el font de l’cslbéliquc à rebours. Dans ces déformations de la jibysionomic bumainc, les Ja[>onais déploient une lanlaisie supérieure. ,

Le provoquant artifice des /nouc/ics, qui vise à reproduire les « grains de beauté » el sert ainsi quelquefois à cacher des grains de laideur, fut mis en vogue, au milieu du xviU siècle, afin de faire ressortir la blancheur de la peau par le contraste d’une tache noire. Dans leur inexpérience, les femmes n’en appliquaient d’abord que sur la figure. Massillon, les reprenant en chaire, leur demanda ironiqucmcnl pourquoi, non contentes de se plaquer des mouches sur le visage, elles n’en mettaient pas aussi sur le cou, sur les épaules el jusque sous leurs fichus. Ce fut un trait de lumière. Elles mirent aussitôt à profit celle heureuse indication, et les mouches ainsi placées furent dites « mouches à la Massillon ». C’est tout ce qu’y gagna le prédicateur. Lors de la vogue des mouches, on en distinguait, sous des noms spéciaux, une vingtaine de variétés, « la sympathique, l’amoureuse, l’enchanteresse, la majestueuse »,elc. Les mouches au milieu de la joue portaient le nom do (jalanle, au bord dos lèvres, do friponne, au coin de l’œil, à' assassine . Le maréchal de ïessé, qui lut ambassadeur à Rome, dresse, dans une do ses lettres, le catalogue des mouches dont s’était parée la marquise de Zenohio : « Elle avait autant de mouches (ju’ellc avait d’en-

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