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Marco-Polo, Hetatiori, T)c la grande province de Malabar

Al’rLlCATION DES COUl.EljUS A l’iI AUILLEME.NT

ce prince ne se baigna f|u’une Ibis (i6G5), el encore par ordonnance de scs médecins'. A Versailles, sons son règne, il n’y avait qu’nne salle de bain, pins bonoraire qn’ntile, ornée d’nne gigantesque vasque de marbre on [)orsonnc n’ent jamais l’idée de se baigner. « M®** de Monlespan, ayant fait judicieusement observer an grand roi que ce meuble n’avaitaucune raison d’èire, s'en lit gratifier pour servir de bassin dans sa pro- [uiété de \'Ermiln(jc, au milieu d’une pelouse, où elle est encore ^ » .

11 ne faudrait pas remonter loin dans le passé pour trouver, môme dans les classes aristocratiques en lùirope, une complète insouciance des soins les plus élémentaires de la propreté du corps. Un auteur anglais dit des Ecossais, à la date de i05o : « beaucoup de leurs l'cmmcs sont si sales qu’elles ne lavent leur linge qu’une fois par mois, environ, et leurs mains et leur figure, à peu près une fois l’an". »

Marie de bomieu, dans son Inslniction pour les jeunes daines, leur recommande de se tenir « bien nettes, quand ce ne serait que pour satisfaction de soy-mesme ou d’un mari... Encore, ajoute-t-elle, ne faut-il pas faire comme quelques-unes que je cognois, qui n’ont soin île se tenir propres, sinon en ce qui paroist à descouvert, se tenant ordes et sales au demeurant de ce qui est sous le linge ».

Un autre auteur du temps. Pont de Drusac, reproebe aux femmes, dans un opuscule envers publié vers i53o, d’user de senteurs plutôt que d’eau claire « augmentant ainsi les mauvaises odeurs qu’elles voiiloicnt déguiser».

« J’ai connu, ra[iportc brantùme, beaucoup de gentilsbomnies qui, premier que porter leurs bas de soyc, prioient leurs dames et maîtresses de les porter devant eux quelque huit ou

1. Notons en passant fjiic la forme actuelle do nos baignoires, en cuivre ou en zinc, est assez récente. P^lle fut imaginée, en 17^8, par un chaudronnier de Paris nomme Lcvcl. Auparavant, on se baignait dans des cuves de bois ou de terre, comme font encore les Japonais (v. 11. Ilavard, Diciioiiti. de Vameuhiementi art. Baignoire).

2. (;. d’Avencl, Le mécanisme de la vie moderne. Revue des Deux- Mondes, i5 avril 1897.

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