‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 112 sur 232 · Whilclock, Meuiovialsy 1732, p. /|G · texte numérisé non relu

Whilclock, Meuiovialsy 1732, p. /|G

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dix jours, du plus que du moins, et puis les porloient en 1res grand vcnéralion et contentement d’esprit et de corps. »

Marguerite de Valois, se mettant en scène sous le nom d’Uranie, vante la beauté de ses mains, « encore, dit-elle, qu’elle ne les eût pas décrassées depuis huit jours' ». M"'” de Motlcville rapporte que la reine Christine de iSuède, dînant ;\ Compiègne en grande cérémonie, avec Anne d’Autriche et les dames de la cour, avait «les mains si crasseuses qu’il était impossible d’y apercevoir quelque beauté ' ». Olivier de Serres, traitant, dans un chapitre de son 1 heatre d ognculUwe, de la tenue d’un gentilliomme campagnard, croit devoir donner quelques conseils relatifs à « la netteté du cuir » : « c est,

dit-il, une particularité très requise a la conservation de la sanie fjue de tenir nettement la personne. l’our laquelle cause, le piincipal ne sera oublié, qui est la personne, se lavant souvent les mains, quelquefois la face. » Un ouvrage de savoir vivre, intitulé Les lois de la galanterie française, publié en i6/|/|, parle d’un «luxe de propreté » qui commence à se répandre et qui consiste à « se laver les mains tous les jours», et le visage « presque aussi souvent. » Et il est à remarquer que, selon la politesse du temps, hommes et femmes s’embrassaient à chaque rencontre, ce qui était la manière de saluer^. Les Espagnols, fidèles à ces traditions, tiennent pour suspects les moyens d’entretenir la propreté. Une de leurs maximes déclare l’eau malséaiilc et le savon perfide : « L'agiia es indigno y el jahon Iraidor». Dès que les Maures furent chassés d’Espagne, les prêtres firent fermer les maisons de bains, comme contraires au christianisme victorieux, el les Espagnols ont regardé les ablutions comme une pratique dangereuse pour la loi, qui les ferait suspecter d’islamisme. Ils en vinrent à croire qu’ils com-

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