‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 118 sur 232 · V. La vie antique, t. I, p · texte numérisé non relu

V. La vie antique, t. I, p

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lt)2 APPLICATION OKS COLLEVUS A l’iIABILLEMENT

posées et d’arriver par runiforniité de ton à de plus puissants effets d’ensemble. La même règle est quelquefois observée par les catéchumènes ou les confréries dans les processions catholiques.

A Rome, la simplicité des mœurs empêcha longtemps les produits de la teinture de faire de sensibles progrès. Quoique, parmi les sept collèges d’artisans institués par Numa, il y eût une corporation de teinturiers', cette industrie ne prit d’extension qu’à partir des guerres puniques. Plaute parle d’étofles teintes en rouge de feu, violet, jaune pâle, safran orangé...*. Lorsque parurent ces brillants tissus, les courtisanes seules, comme en Grèce, osèrent d’abord les étaler. Des vêtements de couleur étaient un signe d’immodestie et de dissolution. Bientôt pourtant les matrones succombèrent à la tentation du luxe nouveau. En vain Caton, censeur morose, s’efforça de les ramener au blanc et à la pudeur; la loi Oppia, qui interdisait aux femmes honnêtes les vêtements de couleur, ne fut pas longtemps observée, et runiversellc coquetterie se para sans honte des nuances les plus incompatibles avec la vertu. Ovide, plus indulgent, se contente de donner aux belles le sage conseil d’assortir la couleur de leurs vêtements aux convenances de leur teint ; mais, par une option opposée aux exigences du goût moderne, il recommande le blanc aux brunes et le noir aux blondes, effet de contraste plus que d’harmonie. A ce propos, il détaille les teintes variées dont l’industrie savait orner les tissus, et dont les fresques de Pompéi nous ont conservé le reflet, le pourpic, le bleu de ciel, le vert de mer, une nuance aurore et une infinité d’autres dont il compare la diversité à celle des fleurs du printemps . Sous l’empire, les hommes, rivalisant de vanité avec les femmes, se parèrent aussi de vêtements tle toute couleur. Les Pères de l’Église fulminent contre ces scandaleux étalages d’étoffes teintes. Les plus modérés disent qu’on devrait laisser aux initiés des mystères bachiques les vêtements chargés de

2. « Caupones llammarii, violarii, rarinani, crocolani... y, {lipidique, 2uü à 2 iG).

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