‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 134 sur 232 · Piclet, Orig. indo-etirop., t. JI · texte numérisé non relu

Piclet, Orig. indo-etirop., t. JI

2. « Bel à quealdre », dans une IcUre de rémission de i38(j. « Theca, gallice deis et deaul, id est qnod millier habel in digilo » (Ducance Cilossai'iuni IcilînitfiliSf v. digifarium').

3. italien dilate, espagnol dedat, romagnol d/rfe/, berrichon diau...

CO.'d'KCTlON DF.S VÊTEMENTS

1 G aiçjiiillicrs que menlionnc le Livre de la (aille à Paris en 1 292. Ce procédé, seul usilé jusqu’au xn' siècle, donnait des produits à la fois défectueux, à cause de la grossièreté du travail, et chers par suite de sa lenteur. L’invention do la Glière, qui se fit alors en Alleiuagne, permit do fabriquer des aiguilles avec des tronçons de fil de fer de la grosseur voulue, ce cjui évitait une perte notable do temps et de peine. Dès i2'jo, Nuremberg se livrait, par cette méthode expéditive, à la production courante des aiguilles. Augsbourg eut, quelques années plus tard, une corporation d’aiguillctiers. Mais des aiguilles de fer étaient encore très im|)arfaites. La manière bien supérieure do les faire en acier fut découverte en Angleterre. Le procédé, trouvé croit-on en i5/|5 par un nègre (jui mourut avant d’avoir divulgué son secret, fut bientôt après (i5Go) réinventé par Cbris(o])be Creening. Toutefois,, le grand développement de cette industrie date de l’époque ("17/10) où se fondèrent les établissements de Uedditcb, aujourd'hui encore son principal centre dans la Grande-lîretagne. En 18GG, l’.Vngleterro, avec un personnel de 5ooo ouvriers, produisait 2600 millions d’aiguilles, et la Prusse 3 milliards, à plus bas prix mais do moindre qualité. L’Angleterre et l’Allemagne ont longtenqis conservé le monopole de cette fabrication. La l’rance s’y livre aussi depuis le commencement de ce siècle. 11 n’y a pas d’otitil dont il se fasse une aussi grande consommation et que l’industrie puisse livrera si bas prix. Actuellement, les fabriques produisent des aiguilles do bonne qualité à raison do 1 fr. l\o le mille ou i4,/ioo'’* de centime pièce, et il y a lieu d’ètre étonné quand on sait que chacun de ces objets traverse plus île cent manipulations différentes avant d’arriver à parfait achèvement.

Ce ne sont plus maintenant les aiguilles qui manquent au travail de la couture, ce sont les mains pour les tirer. Naguère encore, cette tâche constituait une des occupations principales des femmes. « L’aiguille, dit M. .(ides Simon, est l’outil féminin par excellence. Plus de la moitié des femmes qui vivent de leur travail sont armées du dé et de l’aiguille'. » iMais,

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