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Economiste français, 16 novembre

CONFECTION DES VÉTEAIENTS

aujonrcrimi cxcciUcr par ces machines toutes sortes de points, points de chaînelle, à un ou deux fils, points bouclés, points liés ou points de navette... Comme une bonne machine à coudre peut piquer, sur un tissu fin, 6/|0 points par minute et qu on en construit même pouvant faire à la minute jusqu’à 3 ooo points', alors qu’une ouvrière habile ne va guère au delà de 3o, l’economie de leur emploi les a fait multiplier dans les ateliers de couture, et la propagation de ces appareils a le plus contribué au développement de la confection. En 1867, travail des couturières dans la confection pour femmes produisait à Paris /|0 millions de francs de salaires, et celui de la confection pour hommes 55, soit pour les deux q5 millions. D’après la Stalislique de l’industrie parisienne en 1860, l’industrie du vêtement (tailleurs, lingères, modistes, etc.) faisait un chiffre annuel d’affiiires de /|5/| millions de francs.

En 1900, on estimait que l’industrie du vêtement en France fait vivre directement un million de personnes et indirectement au moins autant. On évaluait, dans la production du seul costume féminin, l’ensemble des salaires à lOo millions de francs en moyenne par an, touchés par /looooo ouvriers et ouvrières, et le chilfrc annuel d’affaires à plus d’un milliard. L’exportation de cet article, d’origine toute parisienne, atteignait près de 100 millions de francs en 1899^. L'industrie du vêtement, pour les deux sexes, était évaluée à deux milliards*.

I. Edmond Stasse, liapporl du jury international de l’exposition universelle de igoo. « Le materiel elles procédés do la couture. »

a. Léon Storch, Happort du jury international de l'exposition universelle de 1900. « Industrie do la confection et de la coulure, etc. »

3. Vicomte Georges d’Avcnel, Revue des Deux Mondes, i5 août 1900.

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