I. Pantagruel, II, 3o
MODES d’attache DES VETEMENTS
donne îi cliocjne cpinglc Ifi valeur de i/5o de centime , el il est à noter que la confection de chacune d’elles n’exige pas moins de cpiatorze opérations successives.
L’invention des boutons paraît si simple cpi’elle doit avoir été faite de très bonne heure. Cependant, malgré la facilité de leur exécution et la commodité de leur emploi, ils ont, durantle cours de la période historique, eu de longues périodes de désuétude. On a trouvé, dans diverses stations de l’époque magdalénienne, de petites plaques discoïdales percées d’un trou médian, et qui, retenues par une cordelette au moyen d’un nœud, ont probablement servi de boutons*. On a aussi exhumé des villes de la Chaldée et do l’Assyrie des boutons de métal, d’ivoire ou de nacre, ronds ou on losange, percés d’un trou ou munis d’une queue pour qu’on put les attacher aux vêtements. Ce peuple, c[ui tenait la nudité pour une honte et n’a guère représenté l’homme que vêtu, dut plus qu’un autre recourir à de pareils artifices pour rendre le costume mieux ajusté. On a un grand nombre de boutons d’or ou d’argent, plus ou moins ornés, provenant des fabriques phéniciennes et trouvés à Cypre, on Sardaigne, etc. ^ Des boutons de métal, de pâte de vciTc ou de terre cuite étaient communs chez les Grecs de la période mycénienne. On en a exhumé des multitudes®. Los fdmlos sgnt au contraire très rares. Les vêtements étaient alors cousus et ajustés plus que bottants. Schliemann a découvert, dans les tombeaux de Mycènes, des boutons d’os recouverts de plaques d’or ouvragé en forme de losange bordé de cercles. Néanmoins, les Gréco-Romains de la période classique paraissent n’avoir fait aucun usage de boutons, car on ne les voit nulle part ni figurés ni mentionnés. Le costume ample et flottant adopté durant cet Age n’en comportait guère l’emploi, (pii au contraire s’imposa lorsque les barbares, venus du Nord, firent prédominer l’usage de vêtements étroits et serrés
I. Do Morlittot, Le Préhistorique, p. 4 10; Joly, L'Homme avant les tnétaux, p. i3i.
a. G. Perrot, Ilist. de l’art dans l’antiq., t. III, fig. 606, C07.