LIVRE VI
HISTOIRE DU COSTUME
Ce n’étalt point encore assez d’avoir, par tant d’inventions ingénieuses, préparé tontes les ressources qu’exploite l’industrie^de riiabdlement. Uncdernièrclàcherestailà remplir, qui seuledevait donner à des produits si divers leur pleine utilité : trouver la forme de vêtements la mieux appropriée aux besoins qui les réclamaient. Quoique relativement aisée, puisqu’elle semble relever surtout de la fantaisie, celte élaboration finale ne laissait pas de soulever une multitude de petits problèmes dont la solution intéressait le confort, les convenances et l’idéal. Des raisons souvent futiles, mais parfois sérieuses et profondes, ont, par une logique secrète, porté les hommes à diversifier la disposition de leurs vêtements, selon les moyens à leur portée, les exigcnces du climat, la condition des mœurs et les aspirations du goût. L’étude de ces variations n’est pas sans valeur pour l’bistoire, car, puisque Fbomme est un animal qui s’habille il importe, pour le bien connaître, de savoir comment il est bab, le, et l’historien qui, sous prétexte de gravité, voudrait ecaitei ce detail comme frivole, ferait lui-même preuve de frivo ite d esprit. Par la manière de se vêtir, chaque époque révèle en effet commen t elle conçoit le bien-être, l’élégance et la pudeur homme extérieur est l’envelope et pour ainsi dire le moule de homme intérieur. On peut donc, dans une certaine mesure,
P Jigor du dedans par le dehors et conclure du costume aux
Z^une /"l J^ien,
e de leurs locutions proverbiales : « L’habit c’est
lomme », adage que l’on peut admettre dans son sens le plus