‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 146 sur 232 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DU COSTUME

Avant d’aborder le détail des parties du costume, indif|uons brièvement les traits généraux de son histoire.

Au sortir de la nudité bestiale du premier Age, le vêtement dut se composer d’abord d’un simple pagne, moins pour la décence que pour la ])i éservation des parties du corps les plus délicates, et de quelques afliquets comme objets de ])arurc. Dans les contrées où l’on n’a pas à se défendre de l’inclémence des saisons, le costume n’a jamais pris beaucoiqi d’extension ; il commence à peine et finit aussitôt, comme en témoigne l’exemple d’une foule de sauvages qui vivent encore dans une presque complète nudité. Avant d’etre habillées par les méthodistes anglais, chargés de la double mission d’enseigner le décorum et d’écouler des cotonnades, les Polynésiennes se tenaient pour sullisamment vêtues quand elles avaient passé un collier et deux bracelets. Sans en avoir vu le modèle, on peut croire aussi que l’habit de feuilles de figuier dont se couvrit Ève, après sa faute, dans le paradis terrestre*, n’avait qu’une ressemblance lointaine et sommaire avec les chefs-d’œuvre de nos couturiers à la mode.

Là où le climat plus rigoureux faisait sentir le besoin de se garantir des intempéries, on utilisa les peaux de betes tuees a la chasse, et l’on s’enveloppa de leur dépouille comme d’un manteau dont la forme était celle de l’animal qui fournissait à

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