‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 148 sur 232 · I. Enéide, XI · texte numérisé non relu

I. Enéide, XI

HlSTOIllE DU COSTUME

liypciborecnnes ou le besoin do se delendre des froids rigoureux les fait se couvrir de vêlcmcnls de peau serrés sur le corps, le pod en dedans, pour mieux conserver la cbaleur. Ainsi s’babillenl les Esquimaux, les Lapons et les Samoyèdes. Le costume des Germains, tel que le décrit Tacite, laissait à découvert une grande paitie du corps. Aeanmoins, ils portaient parfois, outre un court manteau apjielé reno, taillé dans une peau de cerf, des pantalons de cuir et des bottines do blaireau*.

Les peuples pasteurs, maîtres de plus de ressources, purent se conleclionner des babillemenls moins rudimentaires, soit avec des peaux tle ebèvre ou de brebis, soit avec des étoiles provenant de leurs toisons, et le progrès lut encore plus marqué lorsque la phase agricole sut |)roduire des lexliles végétaux en abondance. Ln nouveau cycle d’évolution commença pour le costume quand, par la labrication des tissus, on disposa de bandes dans lesquelles on eut toute facilité de découper des vêtements. On put alors couvrir les diverses parties du corps et sullire à de multiples exigences. Toutefois, ces inappréciables résultats des deux civilisations pastorale et agricole ne se généralisèrent qu'avec une grande lenteur. Au début de la période bistorique, on voit, par les représentations des jilus anciens peuples de l'Orient, une aristocratie tiès bornée être seule bien vêtue, tandis qu’autour tl’elle les foules n’ont qu’un babillement sommaire.

En général, les vêtements des anciens, dans les régions les moins froides de la zone tempérée, étaient larges et bottants, drapés plutôt qu’ajustés. La manière la plus simple de s’babiller avec xme bande d’étoile était en elï'et de s’en envelopper suivant quelque disposition particulière. Les Egyptiens des classes populaires s’enroulaient autour des reins un morceau de toile descendant à peine à mi-jambe, qu’on voit figuré dans toutes les scènes de travaux. Sous un climat plus variable, les Cbaldéo- Assyriens s’emprisonnaient dans une sorte de gaine qui n’a ni l’aisance du costume égyptien, ni la grâce élégante du costume

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