‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 149 sur 232 · I. Germanie · texte numérisé non relu

I. Germanie

KVOUJTIO?i GÉMCRALE DU COSTUME

grec. C’est une tunique dont on retrouve l’équivalent dans toute l’Asie moyenne, depuis la Chine jusqu’en Europe. D’après le témoignage d’Hérodote, les Babyloniens avaient poui vetement une chemise de lin tombant jusqu’aux pieds, sur laquelle ils mettaient une tunique de laine, recouvrant le tout d’un manteau blanc. Les prêtres égyptiens et les lévites hébreux s’habillaient de robes de lin. On manque de documents écrits et de monuments figurés sur le costume habituel des Hebreux, ce qui a permis au.x artistes qui ont peint des sujets bibliques d adoptei à cet égard des conventions diverses et de prêter aux anciens Juifs tantôt le costume grec ou romain, comme ont fait Raphaël et Poussin, tantôt le costume arabe, comme lont les peintres de nos jours. On peut seulement juger, par les invectives d’Isaïe contre les fdles de Sion, à quel degré de luxe la toilette féminine était déjà parvenue ; « En ce jour-la, dit le terrible prophète, le Seigneur leur ôtera leurs chaussures magnifiques, leurs croissants d’or, leurs colliers, leurs filets de perles, leurs bracelets, leurs coilTes, leurs rubans de cheveux, leurs jarretières, leurs chaînes d’or, leurs boîtes de parfums, leurs pendants d’oreilles, leurs bagues, leurs pierreries qui leur tombent sur le front, leurs robes magnifiques, leurs écharpes, leur beau linge, leurs poinçons de diamant, leurs miroirs, leurs chemises de grand prix, leurs bandeaux et les habillements légers qu’elles portent l’été ; et leur parfum sera changé en puanteur, leur ceinture d’or en une corde, leurs cheveux frisés en une tête nue et sans cheveux, et leurs riches corps de jupe en un ciliceh »

Les Hellènes, peuple artiste par excellence, se firent un vêtement admirable d’élégance et de simplicité. « Le costume des Grecs, c’est le rectangle d’étolïe fabriqué par le métier à tisser. 11 reste intact et d’une seule pièce. Le vêtement n’est pas fait de petits morceaux assemblés, il n’imite pas par avance la forme humaine, comme le nôtre ; le corps qu’il revêt lui donne seul une forme. C’est pourquoi il est merveilleusement souple, divers et changeant. Il se transforme à chaque mouvement, il

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