oy. Conquêle du monde animal, p
3. Charles Marteau, Rapport du jury international de l'exposition universelle de 1900: « Fils et tissus de laine. »
TEXTILES AXIM/VUX
de kilograrnnies. L’Ang-leterre venait ensuite et mettait en œuvre i8o millions, les Ktats-Ünis 17^5 ^ Allemagne i/jo, la Russie 80, rAulriche-lIongrie /|0, la Belgique /lO, etc. Dans la période quinquennale de 1890 à 1899, l’Angleterre employait jusqu’à 235900000 kilogrammes de laine brute, taudis que la France, après en avoir mis en œnivre 26/1 millions de kilogrammes en 1896, n’en travaillait plus que 197 de
kilogrammes en 1900*.
Si grand est le 'besoin de laines que ces quantités prodigieuses sont encore loin do snlFire, et une industrie nouvelle, dite renaissance, s’est fondée pour utiliser de nouveau la matière des vieux tissus, régénérée par eirdochage et mélangée a un peu de laine vierge. Cette manière de reconstituer, en vue d’un second usage, des débris jusque-là inutiles et perdus, a pris naissance en Angleterre, vers i8/|0, et donne lieu à la fabrication d’une classe spéciale do tissus Çra(/-wool). Dès 1860, les fabriques anglaises employaient ainsi 36 millions de kilogrammes de chiffons’.
Plusieurs espèces d’animaux domestiques fournissent des textiles d’une utilité moins générale que la laine, mais dont on n’a pas laissé de tirer parti.
Le poil de chèvre a été très anciennement exploité en Orient, où vivent des espèces à toisons plus fines que nos races communes d’Europe. Dans VExode, Jéhovah ordonne qu’on lui fasse des oll'randes de poil de chèvre '', et le Cantique des cantiques compare les cheveux de l’amante « au poil des chèvres que l’on tond lorsqu’elles sont descendues de la montagne de Galaad ' ». Virgile mentionne, mais d’une façon moins flatteuse, l’emploi du même textile en Italie : « Les longs poils du houe tombent sous les ciseaux. On en fait des tissus pour les soldats et des vêtements pour les matelots'’. » Quatre siècles