‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 161 sur 232 · V. Quicheral, Uist- du costume en France, p. 46o · texte numérisé non relu

V. Quicheral, Uist- du costume en France, p. 46o

HISTOIRE SPÉCULE DU COSTUME MODERNE 2l5

A mesure que se répandit le goût du tricot, d’abord parmi les femmes de la bourgeoisie, puis parmi celles de la campagne, on prit riiabilude de jiorlcr des bas de laine pendant la saison froide. Les métiers à bas procurèrent ensuite des facilités nouvelles. D’après le rapport de l’intendant Bouteville, Orléans ne comptait pas moins de 4oo de ces métiers à la fin du xvii“ siècle. Les bas de coton, maintenant les plus communs, et les plus agréables en été, n’ont été mis en usage qu’à partir de iü85, sous le nom de bas de Barbarie. Depuis que l’abondance des textiles et leur élaboration mécanique ont beaucoup abaissé les prix, les bas font partie intégrante du costume, et bien peu sont dans l’impuissance d’en porter.

On serait tente de croire que l’usage des jarretières a dû être postérieur à celui des bas. Tl n’en est rien, et, comme la coquetterie est souvent en av'ance sur le besoin, il se trouve au contraire qu’elles l’ont précédé. Isaïe reproche aux Juives de son temps, qui ne portaient point de bas, les riches jarretières dont elles se paraient*. Les femmes grecques et romaines, pour qui ce n’était pas non plus la coutume de vêtir cette partie du corps, ne laissaient pas d’y attacher des jarretières (periscelis), destinées à faire valoir la beauté des jambes comme le bracelet celle des bras. C’étaient des sortes de bijoux, et les objets de parure ayant pour unique fonction d’être étalés, il est permis de supposer que les dames de l’antiquité mettaient autant de complaisance a montrer leurs jarretières que les modernes de modestie à cacher les leurs.

Quoique les principales pièces du costume masculin soient anciennes par leur origine, elles ont subi dans le cours des siècles, et spécialement dans l’âge moderne, des modifications qui 'suffisent à les particulariser.

Les Kymris portaient une veste ouverte que les Bretons ont conservée et dont on peut suivre la filiation dans le justaucorps et le pourpoint de nos aïeux, Vhabit de nos pères et la jaquette ou le veston de nos jours. Le même vêtement, plus

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