I. Isaïe, III
IIISTOIIIE DU COSTUME
ample et plus long, s’est transformé en palclol, qu’on trouve usité dès le xv" siècle. La redingote, de provenance britannique, comme son nom Çriding-coat , habit de cheval), fut introduite en France, au début de l’anglomanie, vers lydâ. Le gilet est encore plus récent. Ce terme n’est ni dans le Dictionnaire de Fnrctière, ni dans celui de Richelet, et le Dictionnaire de l'Académie ne lui a donné droit d’usage dans la langue qu’en 17G2. On attribue la vogue de ce vêtement incomplet à un bouflbn populaire, nommé Gilles, qui jouait avec une veste sans manches les rôles de niais d’une plaisante façon.
Les Grecs ne paraissent avoir jamais fait usage de pantalons, et les Romains n’en ont porté des équivalents que par exception. Mais ce vêtement était usuel chez plusieurs [ætqjles anciens. Hérodote parle des anasyrides des Perses, r[iii leur couvraient les jambes depuis la ceinture et descendaient jusqu’à la cheville'. Elles sont représentées dans la bataille d’issus reproduite en mosaïque à Pompéi, où l’on voit les soldats jierses vêtus de chausses collantes. Le même vêtement était habituel chez les Mèdes et les Scythes, à raison de la rigueur du climat. Strabon le mentionne aussi chez les Relges ■ et Diodore de Sicile chez les Gaulois ''. Le nom de hracca que lui donnaient ces derniers passa dans le latin, et se retrouve dans le breton bragon, le vieux français braies, l’anglais breeches et l’écossais breehs. Sous la domination romaine, la Gaule se partageait en Galba braccata et Gallia togata, selon que ses habitants avaient conservé le vêtement national ou acquis le privilège de revêtir la toge des citoyens. Lorsque César eut accordé à des Gaulois le litre de sénateur, et avec lui le droit de porter le laticlave, on chantait ironiquement dans les rues de Rome :
« Galles Cæsar in triumphum ducit, idem in curiam.
Galli braccas deposuerunt, latum clavum sumpserunl »
Cette qualification de « Gaule culottée », appliquée aux