Suétone, Cæsar
provinces restées fidèles à la tradition celticpie, autorise à croire, comme Fabre d’Églantine en faisait agréablement la remarque dans un rapport à la Convention, que le reste du pays n’était peuplé que de sans-culottes
On voit sur plusieurs statues antiques, telles que le Tiridate du musée du Louvre et les esclaves prisonniers de l’arc de Constantin, h Rome, empruntés à un monument de Irajan, la forme de ces pantalons usités chez les peuples barbares, dans les rudes contrées du Nord. Lorsque l’extension de leurs conquêtes y conduisit les Romains, ils prirent aussi 1 babitude de vêtir le bas du corps, .\uguste vieilli portait en biver, dit Suétone, des sortes de cale(;ons ou de culottes courtes (femoralia), attachées à la ceinture et descendant jusqu’au dessous du genou '. Sous les Antonins, ce vêtement lut adopté par les soldats qui faisaient campagne en Germanie, ainsi qu’on le voit sur la colonne Trajane. Enfin, les braies elles-mêmes furent admises à partir d’Alexandre-Sévère®, et les légionnaires en sont revêtus sur l’arc de Constantin L
.Ainsi en usage chez la plupart des barbares qui envahirent le monde romain, puis vulgarisé par les soldats appelés à les combattre, le pantalon prévalut à mesure que la toge tombait en désuétude, et, sous le nom de chausses, il devint d’un emploi général au moyen âge. Mais les chausses de nos aïeux, qui, dans le principe, couvraient toute la partie inférieure du corps, comme nos pantalons à pied, furent ensuite divisées, pour plus de commodité, en deux parties, le has-de-cliausses ou simplement par abréviation bas, et le liaïU-de-chaiisses qui, après avoir constitué la culotte courte de nos pères, est devenu le moderne pantalon. Celui-ci paraît provenir des A'énitiens, qui mirent à la mode une forme allongée de cet antique vêtement, et qui étaient désignés en Italie par le sobriquet de Pantaloni, du nom de saint Pantaléon, particulièrement honoré chez eux. Sous François P*' et à sa cour, il est fait mention d’un x'êtement semblable à
I. Happort sur te calendrier républicain et les sans-culoitides.
a. Suülone, Auguste, 8a; Isidore, Origines, \1X, aa, aij.