I. Hartmann, Les Peuples d'Afrique, p. 97, g
IIlSTOtUK DU COSTUME
Comme ces érlifices capillaires exigcnl une préparalion Ires longue, le ])alienl, pour ne pas les déranger, s’aslreinl à coucher le cou appuyé sur un croissani de bois.
Avant, la connaissance des mélaux et la confection de fpielques outils Iranchanls, rasoirs ou forces en bronze, c’est-à-dire ]iendant toute la durée de l’immense période de la pierre, éclatée ou polie, on dut laisser aux cheveux toute leur longueur, faute d’avoir le moyen de les couper. Mais l’emploi des peignes pour les démêler et les arranger doit être antérieur, car nomhre de sauvages, .sans pratique de métallurgie, n’ignorent ])as l’usage de cet engin. On a des peignes égyptiens d’une haute antiquité. l’otirlanl, on discute sur la question de savoir si les Hébreux s’en servaient, la Bihle non faisant aucune mention. Lhi érudit allemand, auteur d’un gros livre Sur ruxcuje des peif/ncs chez les femmes juires, termine ainsi son ouvrage : « 'l’oul bien considéré, je crois que les femmes juives ne se peignaient qu’avec leurs doigts. » Au dire de Rabelais, telle était aussi la coutume des Allemands qui n’auraient jamais usé, pour débrouiller leurs fauves lignasses, que des quatre doigts et du pouce. Les Romains avaient des peignes de buis' ou d’ivoire". Ils distinguaient même le démêloir '' et le peigne (in L Anus faisons les noires de substances et de formes très variées. Lu France, il se fabricpie annuellement pour in à 13 millions de francs de peignes ornés, destinés à la coilïure des femmes.
L’usage déporter les cheveux longs a persisté chez les peuples civilisés longtemps après qu’on eut des instruments pour les couper, et la coutume de les tenir courts pourrait marquer l’époque où l’usage s’établit de mettre sur la tête des coiffures artificielles. Reaucoup de peuples anciens ont regardé de longs cheveux comme ajoutant à la beauté du visage humain. « Lycurgue, raconte Plutarque, avait coutume de dire qu’une longue chevelure donnait plus de grâce aux beaux hommes et