‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 18 sur 232 · Ilist. nat., XVllI · texte numérisé non relu

Ilist. nat., XVllI

MATlIiRES PUEMIÈIIES DE l’iIAHIEEEMENT

qualifiées de liaiirs, à l’iisape des ascètes qui voulaient se mortifier*. Mais la mode ne s’en est jamais beaucoup répandue. A la fin du wiii® siècle, un industriel de Paris, nommé Bardel, ])rit un brevet d’invention ^en date dn c) vendémiaire an YII) pour la labrication de tissus de crin teint en noir, [iropres à recouvrir des sièges ou des coussins-. L’usage en est resté. La vogue des crinolines a l'ait un moment rechercher les tissus de crin pour donner au.v jupes des dames de l’ampleur et do la tenue. I^n 1 900, la b rance importait i 2 867 quintaux métriques de crins bruts, préparés ou frisés, valant 3 7/1G 000 francs®.

De tous les textiles fournis par les animaux, le plus original et le plus précieux est le produit d’une chenille. Par ses propriétés isolantes, son éclat, sa finesse, sa légèreté, la soie occuperait le [ircmier rang si on pouvait l’obtenir à moins de frais. Mais la ténuité de ce filament, la petitesse du ver qui le donne et les soins que son éducation réclame font de cette matière coûteuse une con.sommation de lu.xe.

En Chine, d’où le ver à soie est originaire. Part d’utiliser ses cocons est attribué à des personnages mythiques, indice d’une très haute antiquité. On débuta sans doute par recueillir la soie sauvage sur les mûriers des forets, car, dans la même région, il s’en récolte encore de pareille que l’Europe importe sous le nom de lussah. Lyon la travaille depuis 1847, Erance,

en 1888, en recevait environ 5ooooo kilogrammes. L’importation moyenne n’a pas sensiblement varié pendant la période f[uinquennale 1895-1899*. Cette source de production étant naturellement très bornée, on s’occupa de l’accroître par l’élevage du ver à soie. Les Chinois en font honneur à l’impératrice Si-ling-Clii, femme de l’empereur Hoang-Ti, 265o ans avant notre ère. D’après les légendes du Céleste Empire, cette prin-

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