Baudrillart, Ilist. du luxe, t. IV, p
3. Cliampollion, Egypte, p. 179. Fr. Lenormant, Ilist. anc. des peuples ue i Orient, 1881, t. il, p. 428.
mSTOlUE DU COSTUME
provoque radiniralion de Cyms eidaiil L’iiisloire noie encore celles d’Annibal, « ([ni en avait de rechange [)onr toutes les circonstances et tons les dé'guiseinenls^ ». Mais cet artifice n’élail pas sans doute admis à Home du temps de César, car ce coquet grand homme, passé à l’état de vieux beau, n’aurait pas manqué d’y recourir. (( 11 était, raconte l’indiscret Suétone, très soigneux de sa personne... Il .souH'rait impatiemment le dé.sagrémcnl d'èlre chauve qid l’exposa maintes Ibis aux railleries de ses ennemis. Aussi ramenaitdl hahiluellemenl sur son front ses rares cheveux de derrière, et, de tous les honneurs que lui décernèrent le peuple et le Sénat, aucun ne lui fut plus agréable (|uc le droit de porter toujours une couronne de hunier^. » l’eul-êlre, si l’emploi des [)erruques avait alors été re(;u, bien du sang auraitil été épargné au monde, car cette couronne de laurier, tout incommode qu’elle fût comme coill’ure, avait été chèrement achetée. Ln siècle a[)rès César, Othon [)ouvail [>orler [)erruque. (( 11 était, dit encore Suétone, curieux de sa toilette presque autant qu’une femme... Il portail sur sa tète, à peu près chauve, de faux cheveux arrangés et fixés avec tant d’art que personne ne s’en apercevait*. »
Le moyen âge, moins ralliné dans ses élégances, laissa tomber en oubli la confection des [)erruques. On ne les voit reparaître (ju’aux approches de la Renaissance. Divers auteurs du xv*’ siècle en font mention. Enstachc Deschamps parle de chevelures artificielles qu’on changeait selon les jours de l’année. Le prédicateur Maillai t en fait un texte de récriminations contre la corruption des mœurs du temps, cl Guillaume Co(juillart dit, dans son Monolo(/ae des perruques :
De la (jucuc d’un cheval peinte (hiand leurs cheveux sont trop [letils.
Ils ont une pernu]uc feinte.
Des perruques de crin témoignent d’un art encore dans