‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 200 sur 232 · I . Exode, m, 5-ig · texte numérisé non relu

I . Exode, m, 5-ig

a. Enéide, IV, 5i8.

Bourdeau. — Uabillemenl.

IIISTOIRK DU COSTUME

(l’al)orcl (renvclopporscs |)i(‘(ls dans des [)Ochesdnnl la dépouille d’une de ses ])ioies lui fournil la matière. Tels sonl encore les mocassins des Peaux-Hougcs. Celle chaussure [)rimilive esl restée en usage cliez les anciens jusqu’à l’époque romaine Elle consistait en une pièce de peau de hond' non tannée, dont les bords étaient relevés sur le pied et maintenus par des liens entre-croisés. Sous une forme aussijsinqile, elle est encore portée par les patres d’Espagne et d’Italie, par les Kab}'les en Algérie, etc.

Malgré leur apparente diversité, dont témoignent, pour les temps anciens, les représentations de l’art, cl pour l’Age moderne, des collections comme celle du musée de Chiuy, les chaussures se ramènent à trois types principaux qui sont la sandale, le soulier fermé et la hotline. Tous les trois sonl connus depuis

une très haute antiquité.

La sandale, forme la plus élémentaire, se réd\iisait à une semelle de la dimension du pied et taillée dans un morceau de cuir fort ou faite de chaumes tressés. Des cordons la retenaient sur le pied. Les Egyptiens avaient communément pour chaussure des sandales en feuilles de palmier appelées lablebs'. Les prêtres devaient porter des sandales de pal)yrus^ Dans les has-reliefs assyriens, la chaussure des rois consiste en une semelle lixéc à l’orteil par un anneau et assujettie au talon par des liens noués sur le cou-dc-i)ied. Pythagorc recommandait à ses disciplesde se faire des sandales d’écorced’arbre. LesRomains en employaient de pareilles, tressées avec des fibres ou des bandes d’écorce de sauleL L’û::dcr,ga elle ar/îaAiv des Grecs se composaient, comme la solea des Latins, d’une semelle attachée par des cordons. Le moyen Age en conserva la tradition, elles ordres mendiants, qui reproduisent le costume populaire du xiiP siècle, l’ont perpétuée jusqu’à nous. Valparçjata espagnole, qui vient du plus lointain passé, continue d’èlrc portée par les troupes lorsqu’elles ont à évoluer dans les contrées montagneuses.

I. Rich, Diclionn. d'antiq., v. carbalinœ. a. Cliampollion, Egypte, p. 179.

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