Isidore, Origines, XIX, 3.4, § cl i
CIIAUSSLUES ET GANTS
IJespadrille, à semelle de chanvre tresse, est en nsage durant l’été dans tout le Midi delà France. Enfin, le terme de sandale, commun au persan (sandal, .soulier), au grec (ffivGaXîv), au latin (sandaltain) et aux langues modernes, atteste l’immense extension et la longue durée de cette forme de chaussure.
Sous le climat pluvieux de l’Europe, on dut imaginer de bonne heure des chaussures en bois, ou sabots (y.pcjTréÇx'. des Crées, sculponeæ des Latins). Chez les Romains, les ouvriers des champs portaient des sortes de sandales à semelles de bois. Plaute les mentionne*, et Caton veut qu’on en distribue à ebaque esclave «une paire tous les deux ansC » Dans plusieurs contrées de l’Europe, et en France même, où le sol est fréquemment détrempé par la pluie, les ])aysans ne portent guère, d’habitude, que cette cbaussure, sinon confortable, du moins économique et salubre. ^ auban dit de la population du Yézelai : « Les trois quarts ne sont vêtus, hiver comme été, f[ue de toile à demi pourrie et déchirée, et chaussés de sabots dans lesquels ils ont les pieds nus toute l’annéel » Les fjaloches, d’origine gauloise comme l’indique leur nom (pallicæ), étaient une sorte de soulier à semelle de bois qui se répandit à Rome du temps de Cicéron *. Un édit de Dioclétien atteste que, trois siècles plus tard, elle était usuelle dans tout l’empire **. Charlemagne en portail sous le nom de yalliculæ que leur donne le moine de Saint-Gall.
L usage, très ancien en Orient, de laver les pieds des voyageurs apiès une longue étape, s’explique par l’imperfection des chaussures qui laissaient le pied à découvert. Dans les mœurs bibliques, l’olTre de cette ablution opportune était la première politesse de riiospitalilé. Abraham fait laveries pieds des trois anges qui viennent descendre chez lui**; on lave ceux d’Éliézer ;'i smi arrivée chez Laban' et ceux des fils de Jacob quand ils se pré-