‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 202 sur 232 · Ibid., x.viv · texte numérisé non relu

Ibid., x.viv

mSTOlllE DU COSTUME

sentent au festin où .losepli les a conviés*. Job tlil (|ii’avant ses épreuves il se lavait les pieds « dans de la crème de beurre^ », ce cpii, pour un palriarcbe, était d’un sybaritisme singulièrement ralliné. Enfin, dans VEcaïujile, Jésus lave les pieds des douze apôtres**, et, pour imiter cet acte d’humilité, le pape à Home, l’empereur d’.Xutricbe à Vienne, lavent, durant les cérémonies de la semaine sainte, les pieds de douze mendiants, mais après cpi’on a eu soin de les décrasser au préalable.

Le soulier couvert, qui enveloppe le pied pour mieux le protéger et le maintenir pendant la marche, a une origine très ancienne; toutefois il est resté longtemps un luxe aristocratique. Cette forme de chaussure, dont l’usage est maintenant le plus général, fut une des moins communes dans l’antiquité. 11 est souvent (piestion, dans la Ihble, de souliers d hommes et de femmes ‘ ; mais, en Egypte, l’emploi de cette chaussure ne date que de l’épocpie des Ptolémées. Les Crées ont eu de nombreuses sortes de souliers. Pollux n’en compte pas, pour les femmes seulement, moins de 22, dont quelques-unes, entourant le pied, ressemblaient à plusieurs de celles qui sont usitées de nos jours. Ai)i-ès s’etre, i)endant des siècles, contentés de sandales de jonc ou de genêt, analogues, suivant Pline, à celles des bergers espagnols, les Pomains adoptèrent des chaussures moins rustiques, le calccus, qu’on mettait iioiir le dehors (de ce mot dérivent nos cx])ressions générales de chausser et do chaussurey, et la solca (radical du mot soulicry, qui était plutôt une chaussme d intérieur. Le premier, lacé sur le pied, avec semelle et talon, ressemblait tout à fait à notre soulier actuel**. H devait s’adapter séi)arémcnt à chaque ]tied. Lne superstition romaine faisait regarder comme un accident de mauvais augure de cbangei par mégarde les souliers do pied. Lorscpi il arrivait a .\uguste de commettre cette méprise, la crainte d’un pronostic aussi

Page 1