Vopisque, Aurêlien
2. Yves Guyolet RalFalovich, Dktionnaivn du commerce, de l'induslrte et de tu tfU/Kjue. M. Georges cT.YvcncI, estimant à 20 francs la dépense moyenne anmieltc de cliacpic français pour la cliaussure, porte ta valeur de la production nationale à « 800 millions de francs, auxquels il faut ajouter 100 millions d’exportation, soit QUO millions, dont le tiers est absorbe par la main-d’œuvre ». Revue des Deux Mondes, i5 août 1900.
citAUSSunns et gasts
ouvriers sur mesure. L’invention des chaussures vissées ou clouées, qui date de a même permis de les fabriquer à la méca-
nique, mais dans des conditions de confort qui laissent à désirer.
Par suite des progrès de l’aisance et du bon marebé des chaussures, l’iisage s’en est répandu dans toutes les classes. Le temps n’est pas loin, pourtant, où beaucoiqi des habitants de l’Europe avaient, comme un personnage de Shakspeare, « |)lus de pieds que de .souliers* ». Au dernier siècle, Adam Smith constatait encore qu’en France les classes populaires ne portaient pas de soidiers, tandis qu’en .Angleterre elles étaient communément chaussées, et il A’oyait dans ce fait, à part la question de climat, l’indice d’une notable infériorité de richesse et de bien-être. Maintenant, du moins dans les pays civilisés, tout le monde, ou à peu près, peut aller chaussé, et, tandis qu’à l’origine le genre humain ne se composait que de vn-na-pieds , on n’en rencontre plus que par exception, au plus bas degré de la misère.
Les mains sont la dernière partie du corps que l’on ait songé à vêtir, parce qu’il était nécessaire de garder libres de contrainte ces organes presque toujours en action. .Aussi les gants que, par une expression un peu dépourvue d’élégance, les Allemands appellent « des souliers pour les mains » (Ifand^schalie), ne sontils entrés en usage que bien après les cbaiissures, et leur emploi n’aura jamais chance, étant données les exigences du travail, de se générali.ser au même degré. Pourtant, le besoin de se garantir soit de contacts douloureux, soit du froid en hiver, fit imaginer les gants comme moyen de protection, et la mode s’en est ensuite répandue comme signe d’aristocratique oisiveté.
Les ])cuples de notre antiquité classique n’ont pas ignoré les gants, bien qu’il n’en aient fait qu’un usage des plus restreints et sous une forme rudimentaire. Chez les Grecs et chez les Romains, les ouvriers des champs se servaient de gants grossiers pour certains travaux et surtout pour arracher des épines. Dans 1 Odyssée, le roi Laërte, occupé à extirper les ronces de son jar-
I. Sliakespoare, La méchanle feiiiiiie mise à la raison, prologue, sc. a.
IIISTOIIIE DU COSTUME