CHAPITRE V
ACCESSOIUES DU COSTUME
Nous avons encore à dire quelques mois de divers accessoires (|ui, sans remplir, au sens propre du mol, la (’onction^dc vêlements, joucnl neanmoins, à l’occasion, un rôle utile, et qu’on ne saurail omellre sans laisser une lacune dans l’iiisloirc du costume. Tels sont les mouchoirs de poche, les éventails, les parasols et les parapluies.
Les anciens ne se servaient pas comme nous de mouchoirs de poche, cl il serait plus exact de dire qu’ils n’ont connu ni poches ni mouchoirs. Xénophon rapporte que « les Perses regardaient comme une honte de cracher ou de se moucher' », [)arcc cpie cette surahondance d’humeurs était censée provenir d’un manque de sobriété. Les Anglais de nos jours tiennent aussi pour malséant de se moucher, et, pour eux, c’est presque uuc inconvenance que d’être enrhumé. Cependant, comme il y a là une petite infirmité naturelle assez fréquente et un besoin làchcux, force a été d’y pourvoir.
Aristophane nous apprend, avec sa mordante ironie, comment les Crées, en [dein siècle de Périclès, pouvaient se passer de mouchoirs. Dans sa comédie des Chevaliers, Cléon et le charcutier, faisant assaut de bassesse |)our capter la laveur de l’imbécile Demos, qui personnifie le peuple d’Athènes, disent à l’envi : « Quand lu le moucheras, o Dêmos, essuie les doigts