‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 214 sur 232 · vit · texte numérisé non relu

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2. « SL quid in soluni dejeclum est emunclo duobus digilis naso, niox pede prolercndum est » (De civilitate inoriini puet ilium).

3. G. Perrot, IIi.il. de l’url dans l’anliti., t. II, pl. 237.

lUSTOIRE DU COSTUME

choir'. On roinployall aussi pour s’essuyer le visage, el ce linge portail alors le nom de Catulle se plaint aigre-

uienl du larcin (pi’on lui a fait d’un siidariuin dc .Sælabis, ville d’Espagne renoniniéc pour la lincssc de scs toiles". C’est à un sudariuui de ce genre que se rapporte la légende apocryphe du saint suaire, l'autc de poches (pie la toge ne comportait pas, on tenait à la main ces objets de luxe, comme les darnes de nos jours portent leurs mouchoirs brodés, pour la montre plus que pour l’usage. Aux jeux de l’amphithéAtre, le public avait coutume d’agiter ces bandes de lin pour exprimer sa salisfaction, en signe d’encouragement ou de laveur implorée, ce qui les faisait, en ce cas, a[)])cler orariain. On lit dans Vllisloire Aiujuslc (pie Callien, voulant apaiser Claude, lui envoya (( (jiiatrc o/v/Wa deSaraptis^ ». Parfois même, les empereurs en faisaient des bbéralilcis au peiqile, pour a]iplaudir durant les jeux, ainsi ipie Yo[)i,squc le rapporte d'Aiirélicn Mais c’étaient là des usages spéciaux, oubliés d’ailleurs pendant le moyen Age, et qui n’avaient (pi’une lointaine analogie avec l’emploi le plus ordinaire de nos mouchoirs.

Ceux-ci paraissent avoir fait leur apparition au commencement du xvi° siècle, en même temps que les poches, et, au début, sous forme de ebasse-mouebes que semble rappeler leur nom. Kabelais les appelle esmouchoirs ou moaschenez'^ , ce qui indique, à celte date, (pic les deux fonctions étaient encore confondues. Le mouchoir de poche, mis à la mode a Venise, vers i5/|0, sous le nom de Fazzoletlo, se répandit en E'rance sous les Valois, à jiartir de Henri II, puis en Allemagne, vers i58o, sous le nom de faziUeÜein qui rappelle son origine italienne. C’était d’abord un objet de luxe, résemé aux jiersonnes de haute condition. Un édit somptuaire, [uiblié à Dresde en iTiqü, en interdisait l’usage aux gens du peuple. A la lin du xvi'' sii-cle,

1. Plaute, Epidicus, II, 2, v. 48 ; Pline, /fi.st. liât.. IX. 45.

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