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I. 11. Havard, Dictionn. de iameublemenl, art. éventail

HISTOIRE DU COSTUME

les trois quarts pour l’exportation. Malgré la crise subie par cette industrie depuis quelques années, on estimait, en 1900, que le chiffre d’affaires annuel n’était pas inférieur à 6 millions de

francs * .

Dans les contrées et durant les saisons chaudes, le besoin de se protéger contre l’ardeur souvent incommode, parfois même dangereuse, des rayons du soleil, dut faire imaginer de bonne heure des abris portatifs. Il suffit sans doute d’abord de tenir avec la main sur la tête un rameau d’arbre feuillu ou une de ces larges feuilles à pétiole résistant comme en fournissent nombre de plantes des régions intertropicales. On en fait encore usage en certains pays. Pline dit que là où croissaient les palmiers, on en utilisait les feuilles pour confectionner des parasols

à la fois économiques et légers ^

ün fabriqua plus lard, à l’imitation de ceux-ci, des parasols moins élémentaires, composés d’une étoffe riche tendue sur une armature de bois et munis d’un manche. Mais ces constructions, sortes de petites tentes mobiles, étaient assez lourdes a 1 origine, et, pour en avoir l’agrément sans éprouver de fatigue, on en chargea des porteurs. C’est dire qu’elles étaient à l’usage exclusil des personnages de marque, et elles pnrenl, en conséquence, une signification honorifique. Le parasol figure, comme attribut de la royauté, sur de très anciens bas-reliefs de l’Égypte (a Beitoualli, en Nubie) et de l’Assyrie (à Rouioundjik). Dans un de ceux-ci, qui est au Louvre, on voit Assourbanipal sur son char, abrité par un parasol*. La tradition a maintenu le sens de cet emblème dans quelques pays musulmans, et, lors delà guerre avec le Maroc, un parasol fut, à Isly, le trophée de la victoire du maréchal Bugeaud. On fait remonter à l’antique usage de considérer un parasol comme un privilège royal, 1 origine des dais sous lesquels s’asseoient les rois, le pape, les évêques, et même de ceux qu’on tient au-dessus de l’olliciant dans les pro-

. .tulien Hayetn el A. Mortier, Bapport du jury inlernational de l’exposition universelle de 1900. « Induslr.es diverses du vetement. .

a. Hisl. nat., XIII, 7. . i. 1

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