Itapporl de M. Dumas à l’Acacl. des sciences, iSâ
2. Piolet, Rapporl du jury inlernniional de l'exposition universelle de rpoo : « Soies et tissus de soies. »
>i. Parisot, f.es Industries de In soir, 1890, p. 355-8f)7.
MATIERES PREMIÈRES DE e’iIARILLEMENT
le demander à l’élevage d’une chenille. La science est, de nos jours, assez avancée pour aborder ce problème avec chance de le résoudre. La soie artificielle, dont l’invention date de 1887 et tpii a fait son apparition à l’exposition de 1889, résulte d’une transformation chimique de la cellulose du bois en fuhni-coton par sa combinaison avec l’azote, cette substance étant ensuite dissoute, soit dans un mélange d’alcool et d’éther (procédé de Chardonnet), soit dans de l’acide acétique (procédé de \ ivier). On a ainsi un liquide visqueux qui se laisse étirer en fils ténus au moyen de tubes capillaires de verre. Ces filaments, fins et soyeux, solidifiés au contact de l’eau, sont enfin dénilrifiés et additionnés de substances accessoires. Très propres à recevoir la teinture et à subir toutes sortes de façons, cette soie artificielle est presque égale en qualité et supérieure en éclat à la soie naturelle. Mais elle a l’inconvénient de brûler comme du fubni-coton avec une inquiétante facilité. Elle s’altère en outre l’apidcment. L’avenir fixera le mérite de cette ingénieuse découverte.