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I. Chr. Colomb, Relation, Premier voyage, la octobre

MATIICUES PUEMIÈRES DE e’hABILLEMEN'T

cotonnier herbacé, originaire de l’Inde et qui, depuis un temps immémorial, habille son immense population. La dispersion de cette espece annuelle s’est tardivement accomplie. On doute que les Lgyptiens, les Assyriens et les Hébreux, (pioi({ue en relation accidentelle avec l’Inde, aient eu connaissance du coton, même à titre de produit exotique, car ni les textes hiéroglyphiques, ni les inscri|itions cunéiformes, ni le Penlaleufjuen'en font mention. Hérodote constate que les Assyriens s’hahillaient de laine et de lin, les Egyptiens de lin seulement. Lestent les indications, par malheur assez incertaines, delà linguistique. Quelques commentateurs croient le coton désigné dans divers passages des livres postérieurs de la Bible, comme celui où il est question du kouL- /onù/i d’I'igypte*, et celui où Ezéchiel parle des richesses commerciales de Tyr : « Tu suspendis sur tes pavillons des étoiles de coton et des hroderies apportées d’Egypte^. » Le mot sanscrit knrpâsa, cpii désigne le coton, importé peut-être par les l’héniciens avec les tissus de l’Inde, se retrouve dans l’hébreu knrpns, le grec y.i^r.xzoz et le latin carbasiis.

Hérodote est le premier écrivain de l’antiquité qui fasse une mention formelle du coton, et il n’en parle que comme d’un produit spécial à l’Inde: « Les Indiens, dit-il, possèdent une plante qui, au lieu de fruits, porte une laine plus belle et meilleure que celle de la brebis. Ils en font leurs vctemenls’. » Nulle part ailleurs, il ne signale l’usage de cette substance singulière. Les relations des Grecs avec l’Inde, apres les conquêtes d’Alexandre, la firent mieux connaître, et l’on s’efforça de propager le cotonnier qui la produisait. La plante passa d’abord on lîactriane, où Théophraste la décrit^, [)uis sur les cotes du golfe Persique, où Strabon constate sa culture", en Egypte, où Pline la mentionne®, enfin dansl’Elide, du temps de Pausanias’.

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