‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 56 sur 232 · Pictet, Jbid., t. Il, [). 172, l'jS · texte numérisé non relu

Pictet, Jbid., t. Il, [). 172, l'jS

Bourdeau. — llabillemonl. r.

MODES DE TISSAGE

fils du métier vertical (cpv.o; biic) étaient retenus par de petits poids, et il en était encore ainsi chez les Honiains du temps de Sénèque*. Homère Ibnrnit quelques indices sur ce point d’archéologie industrielle. Par malheur, le passage le plus important qui, dans Vllladc, montre une tisseuse à l’œuvre', comporte plusieurs interprétations. Mais, dans VOdysséc, la nymphe Calypso, occupée à lisser une toile, travaille debout et se porte allcrnalivcmenl d’un côté à l’autre du métier Hésiode recommande à la tisseuse de « dresser la chaîne*' ». On constate la même disposition dans les représentations de la vie domestique en Egypte. Hérodote signale toutefois comme une singularité locale ce dét-iil que les l<]gyptiens [loussaienl la trame en bas, alors que les autres peuples la poussaient généralement en haut'’. Le métier horizontal a prévalu chez les modernes. ÎN'éanmoins, le métier vertical des anciens n’est ]ias partout abandonné. On le retrouve en usage, chez les Islandais pour le lissage des toiles, et Livingstone le décrit chez divers penples de 1 Alrique centrale. L’Inde continue de s’en servir jionr la lahrication des tissus, et, en France même, la manufacture des Cobelins n’en emploie pas d’autre.

Comme le travail du lissage était la continuation et le com- ])lémenl de la filature, il fut aussi, à l’origine, une fonction domestique dont les femmes furent investies. A l’Age héroïque de la Grèce, les nymphes et les princesses lissaient. Homère dépeint Calypso fabriquant avec une navette d’or un immortel tissu “. Circé SC livre à la môme occupation dans son palais'. Pénélope, reine d’Ithaque, ourdit une toile légendaire, destinée à servir de linccnl au vieux Laërtc, et trois ans s écoident sans que l’ouvrage, intentionnellement retardé, arrive à sa linL Dans

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