‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 57 sur 232 · Odyssce · texte numérisé non relu

Odyssce

■J. Ihid., X.

S. Ihid., 11.

inSTOinE DU METIER A TISSER

la Bible, le mérite de la « femme forte » ne consiste pas moins à tisser qn’à fder‘. Anne, femme de Tobie, va tons les jours bnrede la toile^. Hérodote remarque, à titre d’exception, qu’en Egypte les hommes tissaient, tandis que les femmes allaient sur la place”. A Rome, les matrones suivirent longtemps l’usage traditionnel, et, sous Auguste, le tissage rentrait encore dans les occupations habituelles des femmes de la campagne \ Mais bientôt, ce travail, plus pénible'que la fdature, fut délaissé par elles et la tâche n’incomba plus qu’aux hommes. On y employa d’abord des esclaves. Le moyen âge institua de bonne heure des corporations de tissserands, et cette fonction leur resta dévolue chez tous les peuples civilisés. Néanmoins, les femmes ne sont pas partout anVancliies de ce dur labeur, et, chez les Arabes, dont la condition economique et sociale se rapproche à tant d’égards de celle des anciens, elles sont toujours chargées de la confection des tissus.

L’antique procédé du tissage, dont le mécanisme, actionné pai des forces humaines, était demeure a peu près stationnaire duiant la période de cinq a si.x mille ans qui nous sépare de la haute antiquité, a subi, depuis un siècle, une transformation profonde qui change toutes les conditions du travail. On commença par accroître la largeur des bandes tissées, dont les dimensions, autrefois, ne pouvaient guère excéder un mètre, limite assignée par les exigences de la manœuvre des bras, pour lancer alternativement la navette de chaque main. Quand il voulait fabriquer des tissus plus larges, le tisserand devait recourir à l’assistance de deux aides qui, tour à tour, lançaient la navette de droite et de gauche. Mais cela compliquait la mise en activité du métier et augmentait les frais. Par l’invention, faite en 1738, de la « navette volante », chassée au moyen d’un déclic, John Kay diminua de moitié la fatigue de l’ouvrier et |)ermit de laire le double d’ouvrage, sans limiter la largeur des liaiides.

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