Virgile, Géorg
MODES DE TISSAGE
Un ckmi-sièclc pins tard, la découverte capitale du métier antonioleur (sclf-aclinfi) vint révolutionner le procédé du tissage, connue celle de la nnilc-Jeimy avait métamorphosé rindustrie de la lilature. Les deux progrès étaient en elTet solidaires, et le premier en date devait, dans un temps donné, conduire forcément au second. Tant que la quenouille et le fuseau avaient sulli à convertir en fils les textiles dont on disposait, le métier à bras sullisail aussi à convertir ces fils en tissus, pour un groupe circonscrit de consommateurs; mais lorsque le métier fileur put, à l’aide de centaines de broches, filer expéditivement des quantités indéfinies de coton ou de laine, il fallut, pour utiliser ces fils, employer des procédés de tissage plus actifs et plus rapides. La création du métier tisseur ( pou'cr-loom) s’imposa dès lors comme une nécessité, car, sans son secours, les développements de la fdature auraient été bien vite arrêtés par la difllculté d’en tisser les produits surabondants.
Le premier essai de tissage mécanique fut fait, vers 178A, par un docteur en théologie, Cartwrigbt, dont la patente est de 1786. Son appareil, très imparfait, fut peu après dépassé par celui d’un ouvrier mécanicien, Thomas d’bompson. Enfin, en 1787, Arkvvrigbl construisit le métier dit poim-/oo/n, actionné par la vapeur. L’apparition de ce mécanisme dans les fidjriques de cotonnades suscita des émeutes de la part des tisserands qui se crurent menacés d’être évincés par lui. Néanmoins, sa supériorité reconnue le fit promptement se réjiandre, car il permettait à une femme, surveillant deux métiers à la fois, de tisser en un jour 2 200 grammes de colon, quatre fois plus que ne pouvait produire un ouvrier avec le métier à bras. Aussi le nombre des métiers automoteurs s’accrut-il rapidement. En i8i3, rAiiglctcrre n’avait encore que 2 4oo métiers mécanicpies à lisser le coton. Ce cbillVe s’est |)rogrcssivemenl élevé à 80000 en 1829, à 2fioooo en i8/i5, à /loooooen 1862*; enfin, en 1900, à l'rès de 700000 qui représentent presque la moitié de la production cotonnière du monde entier. On compte actuellement 100000 de ces métiers en brance a occupant enviion