II. Havard, Dietionn. de l'ameuhleni., art. « Satin
TYPES GÉNÉRAUX DE TISSUS
fin du xvm® siècle. Mentionnons encore les crêpes, que nos fabricants ne sont pas parvenus à faire avec autant de perfection que la Chine. Ce tissu fin et non croisé, analogue à la gaze, est connu depuis le xiv“ siècle. Froissart raconte qu’à l’entrée d’Isabeau de Bavière dans Paris (iSSq), les bourgeois lui offrirent « une litière couverte d’un ciel fait d’un délié crespe de soie ». En 1649, industriel sollicite un privilège pour établira Lyon une fabrique de « crespes, façon de Naples », industrie, dit-il, « jusques à présent incogneue et inusitée en ce royaume ‘ » .
On croit que le velours (du latin villosas, velu), ignoré des Chinois, a été inventé en Perse L II était recherché dès le xiiC siècle, et les Italiens le fabriquaient. Au commencement du xiv® siècle, Philippe le Long portait à son sacre unhabillemcnt complet de velours bleu. En i353, YJnvenlaire de l'artjenterie du roi de France mentionne « XVI pièces de veluyaiuy valant de 3 à 5 écus l’aune, et de couleurs variées « verts, bleu de ciel, violets, paonnés », etc®. Gênes avait surtout de la réputation pour ses velours. La première fabrique qu’ait eue la France fut fondée à Lyon, en i536, par deux Génois, Étienne Turqueti et Barthélémy Narris. Colbert encouragea cette industrie dont 1 insuffisance, sous Louis XI\, rendait encore la France tributaire de l’étranger. La confection des peluches, peu différente de celle des velours, date du xvii" siècle. Découverte en Hollande ou en Angleterre, elle fut introduite en France vers
L ingéniosité de la fabrication s’est plus librement déployée dans les soieries façonnées, dont plusieurs sont d’une richesse extiême. Le (/amns, à grands dessins, . se fabriquait à Damas, en Syrie, dès le xi' siècle. Gênes en produisit au xiii" et la f rance an xv. A la Renaissance, les fabriques italiennes s’illustrèrent par ces splendides étoilés à ramages dont les toiles du Titien et de Paul Véronèse nous ont transmis l’aspect écla-