‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 72 sur 232 · Iliade, VIII · texte numérisé non relu

Iliade, VIII

types spéciaux de tissus

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lapis ainsi que des coussins brodés* et celte double production s’est perpétuée jusqu’à nous en lunisie. Des tapisseries employées comme tentures figuraient en Grèce dans les temples, les théâtres et les palais. Phidias, au rapport de Plutarque, fit compléter la décoration du Parthénon par des ouvrages d’artistes tapissiers. Les Grecs avaient, pour désigner les diverses sortes de lapis, une terminologie abondante, indice d’une production très variée L

Quelques siècles avant notre ère, la fabrication des lapis réalisa de nouveaux progrès dans les riches cités de Pergame et d’Alexandrie. On attribue aux ouvriers de la seconde la découverte du procédé encore en usage pour reproduire, au moyen de la navette, les dessins et les couleurs dans la trame du tissu. Athénée parle des tapisseries à personnages qui décoraient la salle à manger et les lits de table de Plolémée Pbiladelphe(285- 2/17)'*, et Martial dit que « le peigne égyptien a vaincu l’aiguille babylonienne* ». La description détaillée que fait Ovide du métier à tapisserie de Minerve et d’Aracbné” montre qu’on pouvait reproduire de vrais tableaux, avec encadrement de verdure et de fleurs. Les Romains rechercbèrenl avidement ces tapis imitant la peinture ( plcturæ textiles), et les employèrent même comme vêtements. A partir du règne de Constantin et durant la période byzantine, le costume se surcharge d’étolfes raides, d’ornements brodés ou lissés en couleur. Certains de ces produits étaient estimés à l'égal des bijoux. « Toute notre admiration, dit saint .Tean-Cbrysostome, est aujourd’hui réservée pour I06 orfèvres et pour les tisserands » Ammien Marcellin parle, en 353, d’élégants qui faisaient admirer dans Rome leurs

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