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Noces de Thélis et de Pétée

MODES DE TISSAGE

Landes ou des Pyrénées, à pratiquer ces curieux enlacements. Quelques indications de philologie comparée (ont présumerque les Aryas, avant l’époque de leur dispersion, savaient exécuter des tissus à mailles L’Extrême-ürient n’ignore pas cette industrie, et les Japonais portent des bas tricotés comme les noires. Les Gréco-l\oniains ont lait peu d’usage de ces produits, car ils n’avaient pas le goût des vêtements ajustés et allaient communément les jambes nues. Cependant les ouvrages de tricot ne leur étaient pas inconnus, bien que les auteurs n’y lassent guère allusion. Une fresque de Pompéi représente une femme dont les jambes sont couvertes d’une sorte de tricot^, et l’on en a reconnu la marque très nette sur l’empreinte d un cadavre dont la cendre du Vésuve avait conservé le moule. La « tunique sans coulure », que porte Jésus dans VEüan>jile et qui était « d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas * », devait être Incotee, et le piix qu’y attachent les soldats après son supplice atteste la rareté des vêtements de ce genre au premier siècle de notre ère.

L’Europe du moyen Age avait, sinon laissé perdre, du moins fort négligé ce mode spécial détissage, lorsque l’Italie, qui peutêtre en avait conservé la tradition, le remit en vogue a la Uenaissance. Dès le xip’ siècle, pourtant, on tricotait des gants cl des bonnets ; mais on ne s’avisa qu’au xvP siècle de faire ainsi des bas. Sous François U‘‘, la mode des articles de tricot s introduisit d’Italie en France, puis gagna les autres pays. Toutefois, la lenteur de ce travail, alors qu’on avait peine a sulïire,

avec la main-d’œuvre disponible, aux lâches plus pressantes

de la filature et du tissage, empêcha longtemps les ouvrages tricotés d’entrer dans les usages communs et les réduisit au rôle d’objets de fantaisie. Ce fut, pendant plusieurs siècles, une des occupations des ménagères dans la classe bourgeoise. Le Sganarelle de VÊcole des maris veut que sa femme « en personne

bien sage », s’applique « à tricoter quelques bas par plaisir* ». Mais, pour entretenir de vêlements de tricot une masse de con-

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