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Molière, L’École des maris, I, ii

types spéciaux de tissus * I 1

sommateurs, il fallait un procédé plus expéditif que le travail à Faio-uille, et la difl'usion des articles de ce genre ne date que du moment où leur fabrication put être effectuée mécaniquement.

De môme que la nmle-Jenny a libéré les femmes de la servitude de la quenouille et du fuseau, le métier à bas les dispensa delà làcbc monotone du tricot. Ce fut, dit-on, l’amour qui inspira la découverte de cet engin. La légende anglaise raconte que William Lee, de Noltingbam, choqué de voir toujours des aiguilles à tricoter dans les mains de sa üancée, entreprit de la délivrer de cet assujettissement et construisit une machine capable de la suppléer en exécutant le même travail (ibSq). Mal accueilli par Élisabeth, il serait venu installer son métier en France, à Rouen, où il aurait reçu des encouragements de Sully. jMais les l^rançais revendiquent aussi l’invention et disent que, faite au commencement du xvi® siècle par un serrurier basnormand, elle fut aussitôt portée en Angleterre, d’où elle serait ensuite revenue. Quoi qu’il en soit, la fabrication reguliere des tricots au métier ne réussit a s’organiser que \ers le milieu du xvii“ siècle. En i656, la première fabrique de bas fut installée par Jean Hindret au château de iMadrid, dans le bois de Boulogne, aux portes de Paris. Quelques années plus tard, en 1672, on comptait à Paris toute une corporation de ces fabricants. Au petit métier, dit « à diminution », mii par des pédales, en usage dès la fin du xvi” siecle, a succédé, au commencement du xix®, le métier circulaire, d’invention française, appliqué vers 1827. Enfin, le métier à vapeur, cpii date de 1860, a centuplé la production. Alors que dans le tricot a la main, le travail n’avance qu’à raison de i5o à 200 mailles par minute, on pouvait voir, à l’exposition universelle de 1900, des métiers à bonneterie exécutant 35oooo mailles dans le môme espace de temps * .

Les ouvrages tricotés composent une nombreuse famille d’articles qui se prêtent aux emplois les plus variés et dont l’usage est universel. On en fait des tissus unis ou à côtes, des bas, des chaussettes, des chaussons, des gants, des mitaines, des gilets,

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