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De l’air, des eaux et des lieux

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MODES DE TISSUS

les Scythes en couvraient leurs lentes et leurs chars. Les Grecs donnaient au feutre le nom ou de -;).o)T5r, et les

Romains celui de lana coactilisK Ils consacraient à cet emploi les laines les plus courtes. Pline prétend que, trempée dans le vinaigre, cette étoffe résistait au tranchant du fer et même à l’action du feu*. Nous feutrons encore de grossiers tissus, des tapis à bon marché mais de peu d’usage, etc. Depuis la Renaissance, les feutres trouvent surtout leur application dans la chapellerie pour hommes et pour femmes. Le poil de lapin est principalement utilisé de la sorte. Toutefois on feutre aussi des poils et bourres de toute espèce sur des formes déterminées. Le colon se laisse également feutrer, mais avec moins de consistance, à l’étal de ouate, dont on se sert pour rendre les vêtements plus chauds sans augmenter sensiblement leur poids.

On pourrait encore rapprocher du procédé de feutrage la fabrication du papier, qui est un vrai feutre de fibres végétales agglutinées. Ce produit, ancien en Chine et au Japon, mais ignoré des peuples de notre antiquité classique, fut introduit par les Arabes en Europe, vers le milieu du moyen âge. Sa production se lie à celle des toiles, dont elle utilise les derniers débris. Bien que, par les plus communs de ses usages, le papier soit trop distinct des étoffes pour prendre place dans leur histoire, il ne peut jiourtanl pas en être complètement séparé, car il a quelquefois rempli, par circonstance, des fonctions analogues. Les peuples de rextrême Asie, Chinois, Japonais et Coréens, font en papier une multitude d’articles de toilette, des chapeaux, des manteaux, des mouchoirs, des serviettes, des éventails, des parapluies, des semelles de chaussures, des fleurs artificielles, etc. Depuis un quart de siècle, les Américains ont mis en circulation des cols et des manchettes de chemise en papier, dont le prix de revient est inférieur à celui du blanchissage des similaires en toile.

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