‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 95 sur 232 · De ha bit U vir l’ilium · texte numérisé non relu

De ha bit U vir l’ilium

COLOUl.VGES, TATOUAGES, l'AUüS, TEINTUUES I OO

gynécce. llonière fait conseiller par Euryiionic a Penelope de rendre l’éclat à ses joues décolorées, par le moyen d’une essence parfumée'. Les poètes montrent le difforme Polyplième s’enluminant le visage pour paraître plus séduisant, et, dans Xénophon, Ischomaque reprend sa femme qui aimait à se farder*. Les Grecques composaient leur rouge avec du vermillon ([j.-X-;;) et une couleur extraite de l’orcanète Çüf/o'jjx') Les Grecs ne se contenlaienlpas du fard des vivants; ils fardaient aussi leurs statues et leurs bas-reliefs en les recouvrant d’un coloriage conventionnel et discret qu’ils appelaient et qui cherchait, non à

simuler les couleurs de la vie, mais à rehausser en le complétant le charme de la forme h A Home, l’emjdoi du rouge fut, dans le principe, tout religieux. A certains jours de fête, on peignait avec du ininhun les statues des dieux, et, du temps de Pline, les consuls étaient encore’ chargés de faire colorier en vermillon la face de Jupiter®. Cet usage d’enluminer les idoles est resté une des formes demi-païennes de la piété dans les pays du Midi. On sait les jolis vers de Gresset sur les occupations des nonnes :

« L’une découpe un agniis en losange Ou met du rouge à quelque bienheureux ;

L’autre bichonne une vierge aux yeux bleus Ou passe au fer le toupet d’un archange'’. »

Ce cpii seyait aux dieux ne pouvant manquer de plaire aux hommes, la mode d’un fard purpurin se répandit en Italie. Pline dit que, d’après un usage étrusque adopté parles Romains, le triomphateur se peignait le visage avec du minium, comme représentant le Jupiter capitolin '. Le même fard était en honneur chez les Mèdes, du temps de Cyrus. « Ce prince, raconte

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