lipilre à .Marcello
APPLICATION DKS COIII.EI'HS A l’iIAIULLEMENT
leurs rliaiissiircs d’épaisses semelles de liège, afin de se reliausscr si elles sont peliles ; elles porlenl au contraire des semelles légères et minces si elles sont grandes et vont la tète abaissée entre les épaules, ünt-clles les lianclies jilalcs cl sans grâce, elles se font des tournures avec des pièces rapportées et renfoncent à l’aide de buses un ventre proéminent. Leur sein tombet-il comme celui des nourrices de ibéàtre, ellesonl des machines pour le relever... Elles colorent leurs sourcils, ont soin de montrer les [larlies du corps où leur peau est fine et blanche; rient .sans cesse ou lienncnl une branche de myrte aux dents si elles les ont belles et bien rangées' ».
l.e poème com[)Osé par (3vide sur les cosmétiques, et qui |)ortail le nom bien eboisi de Mccllcamenla fnrlei, détaillait une miilliliide de recettes pour adoucir la peau, conserver la fraîcheur du teint, blanchir les dents, rougir les lèvres, donner du hrillant aux cheveux, changer à volonté leur nuance, etc. Ce [irécieux recueil est malbcurcuscment perdu cl il n’en reste que des fragments. Mais le livre sur In Cosméliijne, que nous a laissé Criton, médecin de rimpératrice Plolinc, jieul nous dédommager en partie. On y trouve énumérées vingt-ciu(| sortes de pommades et d’essences. Les femmes romaines semblent avoir fait grand usage de ces compositions dont le nom général de coxmcli(jUc rappelle l’idée de beauté (-/.ir;/:;). Sous ÎNéron, la célèbre Poppée avait eu la gloire d’inventer un nouveau fard (^Popp;vnnn pinrpiin'), mélange de pâte de pain et de lait d’àncsse, tellement éfiaisquc Juvénal n’ose décidersi les laces couvertes de ce cata|)lasme doivent s’appeler des visages ou des emplâtres. Lorsque la figure des femmes en était enduite, les lèvres de rinforluné mari s’y prenaient comme à la glu '.
Quelques-unes de ces jiréparalions, recberebéespar la coquetterie la [)lus élégante, se composaient d’ingrédients qui semblent assez singulièrement eboisis ; mais l’envie de s’embellir n’éprouve guère de scrupules et ne recule devant rien. Les femmes grecques employaient, pour se blancbir la peau, une pommade