‹ Histoire de LilleChapitre 8 sur 47 · VII. DIVISIONS DU TERRITOIRE · texte numérisé non relu

VII. DIVISIONS DU TERRITOIRE

ous Auguste, le territoire desNervicns, Ménapiens, etc. (8), fut compris dans la partie des Gaules, qui reçut le nom de Province belgique. Plus tard , Constantin la trouvant trop étendue, la divisa en première Belgique et en seconde Belgique. C'est la division officielle la plus ancienne. Toutes les autres divisions sont, pour les érudits , des sujets de controverse.

Par la suite, le Pagus flandrensis (LU tus saxonicum) , ainsi nommé des invasions des divers peuples qui occupèrent le territoire, reçut des dénominations et des subdivisions qu'il serait difficile et peutêtre superflu, de déterminer avec une rigoureuse précision (9). Dans

(1) A Rivai.

(2) De Bavai à Maestricht, Rheims, Soissons, Cambrai, Mardyck, Gand,

Utrecht On retrouve des traces de voies romaines à Wattignics , La Ba»<?e ,

Hazebrouck , etc.

(3) A Saint-Rcmi-mal-bâti , à Ruesnes, à Sars, à Boussières, à Floursies.

(4) A Etrœungt, Anor, Avesnelles, Marqucnoise, etc.

(5) A Esncs, à Ferrières, à Tournai.

(6) A Btisigay, Bcrlaimont, Etrun, Ostricourt, etc.

(7) Surtout du côté de Fanoars, et de Bavai.

( 8 ) Voyez, pour ce qui concerne les Ménapiens, Db Bast : Recueil d'Jniiqtàti' romaines et gauloises , I , t'y ; II, 758 , et Vbbdios : Flandriœ ethn. fol. 58.

(9) Depuis 1255, elle a eu pour bornes, au Nord, l'Aa, le Fossé-Neuf; au Nord- Est , l'Escaut jusqu'à l'embouchure du Rupcl et le Brabant sans aucune lin> lte

La Flandre Wallonne. 59

les nombreux écrits qui existent sur la contrée , on trouve la Flandre particulière (1), teutonique , propriétaire (2), maritime (3), flamingante (4) , impériale (5) , sous l'empire (6), espagnole (7), hollandaise (8) , sous la couronne (9) La Flandre seigneuriale, allô-

diale Les fragments en sont nommés : le domaine , les quartiers ,

les métiers ; la Flandre delà la Lys , deçà la Lys , gaUicante , gallicane , française. Cette dernière est celle qui nous concerne , et dont nous nous occuperons spécialement.

Au XII e siècle, les divisions, jusque-là usitées, furent remplacées par les chateUenies. C'était une certaine étendue du territoire attribuée à la juridiction d'un seigneur châtelain .

La Flandre wallonne comprenait Lille et sa cbâtellenie , Bouchain , Condé et leurs dépendances , le Cambrésis , Douai et Orchies.

Il y avait en Flandre cinq bonnes villes : Gand , Bruges , Ypres ,

naturelle entre les deux pays; à l'Est, IcHainaut; au Midi, l'évêché de Cambrai; à l'Ouest. l'Océan.

( i ) La Flandre particulière s'«îtend de F Artois à l'embouchure de l'Escaut ; elle se divise en gallicane et teutonique. La Lys la séparait en deux parties : Flandre delà la Lys, Flandre deçà la Lys; la Flandre teutonique comprenait le quartier de Bruges , d'Ypres et les terres franches avec châtellenies de Courtrai, Audenaerde, Ardenbourg; la Flandre impériale comprenait le pays d'Alost et les métiers d'HuIst, Axel , Assenede et de Bouchout.

(2) La Flandre propriétaire comprenait la châtellenie de Dendermondc, de Grammont et de Dornheim ; elle était ainsi nommée parce qu'elle ne reconnaissait d'autres seigneurs que les comtes de Flandre qui l'avaient acquise par divers achats.

(3) La Flandre maritime s'étendait de la mer jusqu'à la Lys. Elle offrait neuf subdivisions: Bailleul, Bergues, Bourbourg, Cassel, Dunkerque, Gravelines, Hazebrouck , Hondschoote et Merville.

( 4 ) Où l'on parle flamand.

(5) On appelait ainsi le pays au delà de l'Escaut.

(6) C'est un synonyme de la précédente : (Keyserryck-riaenderen).

(7) Elle consistait en deux quartiers : ceux de Gand et de Bruges.

(8) Elle comprenait l'île de Cadzandt, les villes de l'Ecluse, Ardenbourg, Middelbourg, Ysendyck.

(9) C'est-à-dire relevant du roi de France.

ÉTUDF DU SOL DK LA FLANDRE.

Douai , Lille. Sanderus nous donne une idée de l'importance du paya par le tableau qu'il en trace dans la Flandre illustrée (1 ).

Sous la domination espagnole , une certaine fraction du territoire de la Flandre reçut le nom de province de Lille. C'était une récompense que Philippe II donnait aux Lillois , dont le courage et la fidélité Tenaient de se manifester si énergiquement. La province de Lille se composait des châtellenies de Lille, Douai et Orchies.

Elle était divisée en neuf quartiers :

Mélantois , au centre , entre la Deûte et la Marque , contenait Lille et vingt-deux: villages.

Carembault , au sud du précédent : onze villages.

Weppe, à l'occident, entre la Lys et la Deûle : trente-quatre villages.

Férin , au nord de la Basse-Deûle : vingt-neuf villages.

Pévèle {Fabula) comprenant le pays entre la Marque et le Tournaisis : vingt-six villages.

Le quartier d'outre-Escaut , composé d'un petit territoire de trois lieues de long sur une lieue et demie de large, entre Tournai et le mont Trinité.

Le Comté , consistant en trente-un villages et hameaux dispersés et enclavés dans les quartiers précédents, et qui, appartenant à l'Empire, ne ressortissaient pas de la juridiction de la châtellenie (2).

La Gouvernance de Douai ,

Le Pays de l'Alleu.

Plusieurs de ces noms sont encore usités, et l'on dit aujourd'hui : Sainghin-en - Mélantois , Camphin - en - Carembault , Ennetières - en - Weppe, Neuville -en -Ferrain, Mons-en-P^cè/e, etc.

Cette châtellenie était à peu près circulaire : elle avait neuf à dix lieues de diamètre et trente de circonférence. C'est à peu près Tar-

(1) Voici la traduction île ce Tableau, reproduit d'après la page 10 du tome I de l'ouvrage de Sanderus, intitulé : Flandria illustrata :

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