‹ Histoire de Lorraine (volume 5)Chapitre 5 sur 23 · RENÉ II · texte numérisé non relu

RENÉ II

Cesl avec le règne de René II que commence l*bi8Urire moderne de la Lorraine; c'est aussi à partir de ce temps qw notre pays et les souverains auxquels il eut le bonheur d'oUir obtinrent la part d'influence et de renommée à laquelle tk pouTaient justement prétendre. Confondu, pour ainsi dire, avec les nombreuses principautés dont la réunion constiUnil l'Europe féodale, le duché de Lorraine n'avait encore reneotttré que bien rarement l'occasion d'attirer les regards du moade» lorsque les événements qui s'accomplirent de 1473 à f 477 produisirent une sensation générale. On se demanda alora quelle était la petite nation qui, par sa fermeté et son coonge, avait su résister aux efforts du colosse dont Fempereur et

Louis XI loi-mérae suivaient avec inquiétude tous les mouvements. A partir de cette époque, le nom de la Lorraine fut aussi connu en Europe que celui des plus grandes monarchies, et Topinion plaça à un 4es premiers rangs le prince généreux et brave qui gouverner notre patrie, après l'avoir saavée.

René ne semblait pas appelé à porter immédiatement la couronne ; d*après le droit public de la Lorraine, droit confirmé d*une manière éclatante par les règnes dlsabelle, de son fils, et de son petit-fils, cette couronne appartenait à Yolande d* Anjou, fille de René P' et d'Isabelle, et veuve de Ferri II comte de Vandémont. La mort imprévue de Nicolas causa d'abord de l'hésitation. Les gentilshommes lorrains s'assemblèrent à Nancy , et plusieurs avis furent exposés et discutés. Quelques personnes, considérant combien les circonstances étaient critiques, et voyant que le sceptre allait éive remis aux mains d'une femme qui ne connaissait pas les affaires, conseillèrent de proposer au vieux René V' de reprendre le titre de duc. D'autres personnes représentèrent que ce prince, infirme comme il l'était, n'avait plus l'activité nécessaire pour se charger de l'administration de la Lorraine, surtout dans un moment où Ton redoutait des embarras et des dangers ; elles ajoutèrent qu'un homme dans la force de l'âge pouvait seul faire face aux difficultés qui allaient naître, et que Ton agirait sagement en choisissant pour ^dnc le bâtard de Caiabre, fils de René V' et de mademoiselle d'Albertaz. On prononça égajement le nom du margrave de Rade , qui avait épousé la seconde fille de Charles II. Mais beaucoup de gentilshommes, surpris de voir tant d'opinions différantes sur une question aussi facile à résoudre, s'écrièrent, au rapport de Fauteur de la Chronique, qui était contemporain et assistait peut-être à la séance : c 11 est de droict que les aisnés » ayent le hault toict. Madame Yolande , qui est Taisnée fille M (de René et d'Isabelle) , laquelle a ung beau filz, c'est celle-

Nous croyons cependant que l'école épiscopale de Verdun exbtait encore au commencement du XV' siècle ; Henri de Ville, qui monta sur le siège de Toul en 1405, était ècolâtre de. Verdun, et il n'y a pas apparence que ces fonctions fussent purement honorjGques. Henri de Ville était , du reste» un homme fort savant, surtout en théologie et en droit canonique (1). Guillaume Fillâtre, qui fut successivement, comme on l'a vu, évéque de Verdun et de Toul vers le milieu du XV' siècle , était aussi un prélat remarquable par ses connaissances. A peine installé sur le siège de Toul, il engagea le chapitre à élire un théologal, qui instruirait les jeunes chanoines, suivant les prescriptions du concile de Bàle. Les chanoines loi représentèrent qu'ils payaient une pension à un religieux de l'ordre de saint Dominique, qui était docteur en théologie el faisait un cours aux plus jeunes membres du chapitre; mais Guillaume ayant insisté, les chanoines nommèrent théologal Jean d'Allompt ou d'Allamps, docteur en théologie de hi fecullé de Paris et professeur en droit dans l'école de Tool; d'où il résulte clairement que cette école existait encore, et que Ton continuait à y enseigner le droit (â). Les Carmes^ qui avaieol fondé un couvent dans la petite ville de Baccarat en 1441, ouvrirent dans leur maison une école ccclésiastiqAè qui eut de la renommée. Il y avait ordinairement deux professeurs en Ihco* logie, qui, moyennant une légère rétribution^ faiaaieal dm cours suivis par beaucoup d'ecclésiastiques et de laïcs ; d les abbayes de Senones et d'Etîval, peu éloignées de' Bac* carat , y envoyaient leurs novices pour recevoir une iosUnietion qu'ils ne pouvaient plus trouver dans ces deux Jiastères (5).

(i) V. Denoit, ibid., p. 513.

(2) V. idem, ibid., p. 5i3ct547. L'évéqoe de Toul nugueidci qui avait commencé ses études dans cette viUe, lel ooolimia à V. Calmct, IltsL, t. Il, col. 1252.

(5) Cette école subâstait encore au commeneement du XVi* ii

Ces écoles produisirent peu d'hommes distingués. Nous 'en avons mentionné quelques-uns dans le cours de notre récit, mais nous devons encore rappeler Guillaume Huin qui parvint à la dignité de cardinal. Il était né dans la petite ville d'Etain, et après avoir acquis une instruction solide, surtout en droit canonique et en droit civil, il fut nommé archidiacre dans le diocèse de Verdun, puis princier de la cathédrale de Metz ; il se rendit au conciliabule de Bâie, fut désigné pour remplir les fonctions de promoteur-général et joua un rôle assez GIcbeux dans cette assemblée, car il passe pour avoir pris une grande part à la déposition d'Eugène IV et à Télection de Fantipape Félix V, qui, pour le récompenser de ses bous offices, lui envoya le chapeau de cardinal. Après la dissolution du concile et l'extinction du schisme, le pape Nicolas V, ne voulant pas se priver des lumières de Guillaume Hain, le créa cardinal du titre de Sainte-Sabine et l'envoya comme légat dans les duchés de Lorraine et de Bar. Guillaume mourut a Rome en 1456 et fut inhumé dans le chœur de l'église paroissiale d'Etain, qu'il avait fait construire à ses fraîs^ et qu'il se proposait de transformer en collégiale (1).

L'évèque Louis d'Haraucourt , dont le nom est revenu déjà bien des fois sous notre plume, avait également reçu une éducation brillante. Il écrivit une chronique, dans laquelle il racontait, avec beaucoup de naïveté et de finesse tout-à-lafois, l'histoire des ducs qui avaient gouverné notre pays depuis Gérard d'Alsace. Son livre intitulé : Mémorial des grands

Dom Ctlmet mentionne une sentence de rofficial de Toul, en date du 23 janvier 1906, qui interdit aux cannes de Baccarat de tenir école sans la permission du prieur du Moniet et du chapitre de Deneuvre. V. Bibl. lorr., p. ix.

(1) Quelques personnes croient qu'il a été inhumé à Rome, dans Téglise Sabte-Sabine, sur rAventin» dont i^ portait le titre. On voit, en effet, dans eette église le tombeau ou le cénotaphe du cardinal, avec une inicriplJeB, qui a été publiée dans le Bulletin de la société d'archéologie lorraine, t. IV, p. 33i.

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gestes et faicts en la province de Lorhaine, était assez yolumineux ; mais comme on ne prit pas la sage précaution d*en multiplier les copies, il a fini par périr, et il ne nous en reste que de trop rares et de trop courts fragments (i); ils sufliseni toutefois pour révéler le talent de Tauteur et pour faire regretter vivement la perte de Touvrage.

Une chose qui prouve que le goût des lettrcis n*était pas éteini complètement dans notre patrie est la fréquence des représentations dramatiques. Les 12, 45 et 44 juin 1457, les Messins assistèrent au jeu de la vie de sainte Catherine; le Ibéétre était dressé sur la place du Change ; ce fut un notaire^ Jean Didier, qui remplit le rôle de sainte Catherine, et un avocat, nommé Jean Mathieu, fut chargé de figurer l'empereur Mazimin. La même année, au mois de juillet, « fut jué en Mets le » jeu de la passion Nostre Seigneur Jhésucrist , en la place » en Cliainge, et fut faict le paircque (l'amphithéâtre) d'une

> très- noble façon ; car il estoit de neuf sièges de hault afaisy » comme degrés tout à Pentour; et par derrière esloieiil

• grands sièges et longs pour les seigneurs et pour les dames. » Et portoit le personnaige de Dieu ung prestre, appelé tô*

• gneur Nicolle du Neufchastel en Loraine, lequel alors » estoit curé de Sainct -Victor de Mets ; et fut cestuy coré em

• grand dangier de sa vie et cuydoit mourir, Iny eslaol «a » Tarbre de la croix , car le cueur lui faillit tellement qa*il

> fust esté mort, s*il ne fust esté secouru; et confiai qw » ung aultre prestre fust mis en son lieu pour parfaire le

(i) Mory dTIvange possédait doquante feuillets da mtoiiMnl phe; quarante* sept se suivaient, mais les trois autres étaient séparai des lacunes considérables. Ces cinquante feuillets ont été offerts •■ Qiarlcs-Alexandre de Lorraine, et on ignore oe qulb soi Mory en a conservé plusieurs fragmenU dtna le reeoeil qee souvent cité, et nous ne sommet pas éloigné de croâre que passages des Coupures de Bmimon sont empruntés au MémorW ; om trouve, en effet, dans ces passages le style, la maniôro et !'< de Louis d'Ilaraucourt.

persoonaige de Dieu. Et estoit ceiluy prestre alors Tung des boureaulz et tyrans dudict jeu ; mais néantmoiDS on donna son personnaîge à nng aultre, et parfit cellay du crucifiement pour ce jour. Et le lendemain , ledict curé de Sainct- Victor fut revenu à Iny et parfit la résurrection et fit. trèshaultement son personnaige. Et duroit icelluy mystère par quaitre jours. En icelluy jeu y euit encor ung aultre près-» tre, qui s'appelloit seigneur Jean de Missey, qui estoit cbaippeliain de Mairange, lequel joortoit le personnaige de Judas; mais pour ce qu'il pendit trop longuement, il fat pareillement transis et quasy mort , car le cueur lui faillit ; parquoy il fut bien hasti?ement despendu et fut emporté en aulcnn lieu prochain , pour le frotter de vinaigre et aultre chose pour le réconforter. La bouche et entrée de Tenfer de icelluy jeu estoit très-bien faicte ; car par ung engin elle se ouvroit et reclQoit seule , quand les diables y voulloient entrer ou issir ; et avoit celle hure deux gros yeux d'acier qui reiuisoient à merveille. D'icelluy jeu estoit maistre et portoit Toriginal un clerc des Sept de la guerre de Mets, appelle Forcelle. Et y avoit pour ceiluy temps moult dç nobles seigneurs et de dames estrangiers et princes en la cité de Mets. Premier y estoit seigneur Conraird Bayer, alora évesque de Mets; le comte de Vauldémont; seigneur Baudouin de Fléville , abbé de Gorze ; la comtesse de Sarr

rebmch ; messire Hue d*Aulel et ses deux frères; le

Bran de Salz , Caries de Servoille (Cervolle) , Henri de la Tour, et plusieurs aultres seigneurs et dames d'Allemaigne

et d*aukres pays Et pour ce fut ordonné de mettre par

toutte la cité , de nuict , des lanternes aux fenestres et de la clarté aux huis, tout ledict jeu durant.... Le dix-septiesmc jour de septembre ensuivant, fut faicl le jeu de la vengeance Nostre Seigneur Jhésucrist et destruction de Jhérusalem, au propre paircque et au meisme lieu que la passion avoit esté faicte ; et fut la cité de Jhérusalem très-bien et subtilement

» ouvrée et faicte , et le port de Japhet au joiant dedans le-

> dict paircque. Duquel jeu Jehan Maithieu, le plaidoieur, fui » et portoil le personnaige de Vespasian, et le curé de Saincl-

> Victor, qui avoit esté Dieu à la passion, fut Titus, et du-

> roit ce mystère environ quaitre jours (1). >

Nous n'avons pas craint de reproduire , malgré son étendue, ce fragment des chroniques de Metz parce qu'il fournil, des renseignements précieux sur la mise en scène des mystères et sur l'appareil que l'oi^ déployait. On ignore si de pareils spectacles furent offerts souvent aux habitants de Nancy et de Bar-le-Duc , mais on connaît les titres de plusieurs drames pieux qui furent joués à Metz pendant le XV* siècle ; le plut ancien est le jeu et révélation de Capoealipse iainct Jekan^ qui fut représenté les 14, 15 et 16 septembre 1413; en 1490, les Chroniques mentionnent le jeu de la vie et légende de ioinet Fy, par Frère Joffroy, religieux trinitaire; en 1435, nous trouvons le jeu de la légende et martire de sotncf Victor; en 1438 (1®% 3 et 3 septembre), le jeu de tavUei bonne conversation du glorieulx'amy de Dieu êomet Braame; çn 1468, le jeu de madame eainete Catherine de Sienne^ vraige religiewe de tordre des Jaicopins ; en 1480, Ftiii; des mar»clés de sainct Miehkl archange ; enfin en 1485, le jeu ée to vie et ptusion de madame saincte Barbe; et le chroniqueyr ajoute que c les gens y alloient prendre leurs places an

> quaitre heures du matin > ; ce qui fait voir le godl q/m Ton avait pour cette sorte d'amusement et l'empresseoMiil que montrait la foule (3).

Tous ou presque tous ces mystères furent composés ptr des écrivains étrangers à notre pays , et il ne comptait alors,

(1) V. Les chron. de Meti, p. 900 et 901.

(9) V. ibid., p. 140, 14», 146, 90«, 360, 361, 438 et 473. Ut de Meit (p. 473] mentionnent une représentation qui eut tien k Doc en 1485.

comme nous en avons fait la remarque) qu'un bien petit noinbre de littérateurs. Par compensation, la Lorraine produisit, au X V^ siècle , des architectes et des sculpteurs habiles qui ira? aillèrent aux grands édifices commencés dans les siècles précédents. Sous Tépiscopat de Conrad Bayer de Boppart , < nn maistre masson, appelé maistre Jehan de Commercy » « construisit ou du moins termina la belle chapelle des Evêquei ou du Saint' Sacrement, qui s'ouvre sur une des nefs latérales de la cathédrale de Hetz (i). A la même époque vivaient Henri de Ranconval, maitre-maçon de cette ville, architecte de mérite (9), 6t « maistre Thiédrich de Sierck », qui bâtit la diapelle Saint-Nicolas dans l'église Saint-Euchaire de Mets, moyennant la somme de deux cent soixante livres messines et les matériaux de deux maisons et d'une échoppe , qu'il AiUnt démolir pour faire place aux constructions projetées (5). Vers ce temps, Conrad Bayer élevait l'église des carmes de Baccarat ; on mettait la dernière main à la magnifique église des antonistes de Pont-à-Mousson, et on pressait les travaux de la basilique abbatiale de Saint- Vanne à Verdun. Celle que les abbés Louis ei Guillaume avaient fondée au XUP siècle, et qui n'avait jamais été achevée , tombait en ruine, et Tabbé Etienne Bourgeois en entreprit une autre sur un plan moins vaste et par conséquent plus exécutable. Lorsque ce religieax mourut en 1455, il avait édifié l'abside, le chœur et une grande partie de la nef, et l'on célébrait le service divin dans |^ nouvelle abbatiale (4). On a vu plus haut que le cardinal Guillaume Huin fit construire à ses frais, vers le milieu do XV^ siècle, l'église paroissiale d'Etain. Albéric Briel, grande

(f ) V. la chron. du doyen de Saint-Thiébaut, dans Calmet, Hist., t. Il, preov., eol. ccxlvij. Jean de Commercy , qui esl aussi qualifié i\'immgier, UwaîUa égalemeot aux fortifications de Metz ; v. ibid., col. ccliij.

(2) V. Snd., col. CCI.

(3) V. ibid., ool. ccxlij et ccxliij.

(4) V. Wassebourg, f* cccclxxxviij v*".

archidiacre de Tool et maître de la flibriqae de la cathédrale, résolut de terminer cette dernière en y joignant un riche portail et deux tours. Jacquemin Rogier de Commercy , maltramaçon de Saint-Etienne (I), fournit les plans nécessaires; mais il mourut en i446, et ce fut son fils qui dirigea les travaux , sans en voir la fin ; car, étant devenu vieux et infirme, il Alt mis à la maison-Dieu de Toul en 44dO, et le couroenement des tours ne fut placé qu*en 1496, sous Pépiscopal de Henri de Blàmont, et grAce aux libéralités de Reoé II el de qtielques autres souverains (3). Jacquemin Rogier, bien qaH prit le titre, modeste de maltre-maçon , étah un architeda distingué, et c*est encore sur ses plans que l*on éleva les deox tours de l'église Saint-Martin ou des antonistes de Poot-i- Modsson, qui rappellent , par pl«s d*uo détail, les tours de la cathédrale de Toul. Nancy reconstroisait péniblement FAglise paroissiale de Saint-Epvre, dont les mesquines proportions nous révéleraient, à début d'autires documenta» le peu d'hnportance qu*avait la capitale de la Lorraine (3) ; et k ville de Yéselise se donnait une église remarquable par son élégance, et qui ne Ait conduite à sa perfection que dans ka premières années -du XVP siècle.

Tous ces édifices appartiennent au style ogival tertiaire o« flamboyant ; mais il n'a pas en Lorraine le même caractère que dans plusieurs autres contrées ; il est d'une tréme, et, pour des motifs dont Ténumération ne peut place dans ce livre , il n*a pas atteint chei nous le dév^py ment, on serait tenté de dire l'épanouissement excessif, qê*ti a reçu presque partout ailleurs. Les guerres fréquentes doot la Lorraine fut le théâtre et la misère qui en résulta ne contribuèrent pas peu, sans doute , à cet amoindrissement de

(i) C'est le voetbie de la e«lhédr«le.

(2) V. Calmet, Bibl. lorr., col. 536 et 537.

(3) V. LioDDois, Hist. de Nancy, t. I, p. SSD.

Tart oginl ; od tâcha de conslraire au meilleur marché possible ; 00 simplifia les ornements ; on revint même à certains procédés tombés depuis longtemps en désuétude. Cest ainsi que, dans un siècle ou les édifices étaient généralement Toutes, on lit établir dans quelques églises des plafonds en bois, et Maifuerite de Lorraine, comtesse de Blâmont, légua, en 4469, à relise paroissiale de Deneuvre six francs c pour > aider à bire un ciel de planches à la nef du monstier > (i). n ne fut pas toujoursfacile de relever les ruines que la guerre avait accomulées, et les prémontrés de Rengéval, qui voulaient réédifier leur monastère , furent obligés de faire des quêtes dans les évéchés de Hetz, Toul et Verdun ; ils obtinrent, à cet effet, Tautorisation de porter avec eux le chef de saint Matthieu, et les curés eurent ordre d*aller recevoir processionnellement cette relique et de favoriser la quête des religieux (2).

(1) y. le testament de Marguerite, dans Calmet, Hist., 1. 111, preuv., col. ddxxiij.

(2) V. idem, Notice, t. II, col. 525.

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