CHAPITRE IT
DOMINATION DES ROMAINS. HISTOIRE DE LA PREMIÈRE BELGIQUE JUSQU'A L'’INVASION DES BARBARES.
(58 avant J.-C. — 406 après J.-C.)
Au moment où s'ouvrent pour la Gaule les temps historiques, la contrée qui reçut plus tard le nom de Lorraine était habitée par plusieurs petits peuples, sur l’origine desquels les savants ne sont pas d'accord. Ce qu’on peut discerner, au milieu de toutes leurs discussions et de tous leurs systèmes, c'est que la partie septentrionale de la Gaule fut le théâtre de deux grandes invasions. Vers le VIT siècle avant notre ére, des déplacements de peuples eurent lieu dans les plaines de l'Europe orientale ; les tribus germaines ou tgutoniques, pressées par d’autres nations, s’avancèrent dans la vallée du Danube et poussérent vers l’ouest les peuplades kimriques établies dans cette vallée (1). Ces peuplades franchirent le Rhin et chassérent vers le midi les Galls, qui jusqu'alors avaient à peu près seuls occupé le territoire de la Gaule. Cette invasion était dirigée par un homme fameux, Hésus, que ses sujets reconnaissants placèrent plus tard au nombre des dieux, et qui paraît avoir été le véritable créateur du système religieux que l’on appelle druidisme. |
(1) V. Hérodote, liv. IV, 21-923.
Notre pays fut complètement envahi par les nouveauxarrivants ; les Galls urent obligés de se retirer, après une longue résistance, et de mettre de ce côté la chaîne des Vosges entr’eux et les conquérants. Ces derniers appartenaient, du reste, à la même race que les tribus dépossédées, et les deux peuples, quoique séparés depuis des siècles, sans doute, avaient conservé quelques uns de ces caractères de parenté que le-temps n'efface pas. Diverses circonstances ne tardérent même pas à les rapprocher l’un de l'autre :. le druidisme, d’abord exclusivement propre aux Kimris, pénétra peu à peu chez les Galls et altéra profondément la religion de ces derniers, qui était un polythéisme offrant certaines analogies avec celui des Grecs et des Romains.
Les envahisseurs ne furent pas fort longtemps tranquilles. Plusieurs tribus kimriques, venues les dernières, n'avaient pas trouvé place sur le territoire de la Gaule et s'étaient fixées sur la rive droite du Rhin, où elles avaient formé, sous le nom de Belgs ou de Belges, une confédération puissante. Poussés.en avant par les Germains, les Belges se décidèrent tout-à-coup, vers le milieu du IV® siècle avant Jésus-Christ, à franchir le Rhin et à chercher un établissement dans la vaste contrée où leurs frères avaient conquis une patrie, environ trois siècles auparavant. Les Kimris ne purent opposer à cette invasion une résistance efficace, et dans peu de temps la confédération des Belges eut occupé le pays renfermé entre le Rhin, la chaîne des Vosges, la Marne, la Seine et le bras de mer qui sépare la France de l'Angleterre. Les Kimris et les . Galls prirent le parti de vivre en paix avec ces nouveaux voisins, et ces derniers, de leur côté, servirent de boulevard à la Gaule contre les tribus germaniques, et les empêéchèrent de passer le Rhin et de s'établir sur la rive gauche du fleuve (1).
(1) V. sur tous ces faits l'Histoire des Gaulois, par Le mess Thierry, t. 1, p. 36, 37, 129, 130, etc.
On ne possède aucun renseignement précis sur l'état de la Belgique depuis cette époque jusqu'aux, guerres contre les Romains ; nous croyons cependant qu'à part la lutte passagère que les Belges eurent à soutenir contre les Cimbres et les Teutons, aucun événement important ne vint modifier d'une manière sensible la position de cette partie de la Gaule.
Lorsque Jules César entreprit de la soumettre, les peuples belges qui habitaient le territoire formant la Lorraine étaient au nombre de trois seulement. La plus puissante de ces peuplades était celle des Treviri, dont le pays commençait un peu au nord des villes actuelles de Thionville, de Sarrebruek et de Deux-Ponts, et comprenait quelques cantons de la Lorraine, le grand-duché de Luxembourg, la vallée de la Moselle et tout le pays qui s'étend, à l’est, entre le cours inférieur de celte rivière et le Rhin (4). Ce territoire était fort vaste, mais les invasions de différents peuples germains eurent pour résultat de l’amoindrir notablement: Avant les campagnes de César, des tribus germaines, que le général romain désigne sous les noms de Segni, de Condrusi , de Pæmani, de Cæresi , s'étaient fixées dans la forêt des Ardennes, sur les limites occidentales des Treviri, moins, il est ‘vrai, par la force des armes que du consentement-de ces derniers, dont ils se reconnaissaient tributaires et clients (2). Quelque temps après, et pendant les années qui suivirent immédiatement la soumission de la Gaule, deux autres peuples germains, les Vangiones et les- Caracates, passèrent’le Rhin et s’établirent dans les environs, repoussant ainsi vers l’ouest la frontière des Treviri, qui dans l'origine touchait la rive gauche du fleuve.
Immédiatement au sud de ce pays se trouvait celui des Me-
(1) Si nous mentionnons ici les Treviri, c’est que leur histoire est, jus- - que vers le XIe siècle, inséparable de celle de notre patrie, et que d’ailleurs certains cantons de leur territoire ont appartenu dans la suite aux ducs de Lorraine.
(2) V. César, de Bello gallico, lib. M, 4, lib. IV, 6.
sl diomatriei ; il était très-étendu au moment de l’arrivée des Romains, et des événements analogues à ceux que nous venons de rapporter en rétrécirent beaucoup les limites quelques années après. Cependant, cette diminution de territeire n’eut lieu que du côté de l’est et de l’ouest ; les frontières du nord et du midi restérent. ce qu'elles étaient primitivement, et il n’est pas difficile de les déterminer. Le pays des Mediomatrici était borné au septentrion par ceux des Treviri et des Vaogiones, et la limite passait au nord des villes ou bourgs actuels de Thionville, de Rodemack, de Blisecastel, de Bouzonville, de Bérus, de Sarrebrück, d’'Ottwiller, de Saint- Wendel, de Deux-Ponts et d'Hornbach. Ce tracé était fort sinueux et décrivait deux espèces de promontoires, qui s'engageaient assez profondément dans le pays des Treviri, et celui-ci, de son côté, pénétrait dans le territoire des Mediomatrici, le long des rives de la Sarre. Au sud-ouest, ce dernier s’avançait jusque dans les environs de Commercy, puis remontait vers lé nord-est, en comprenant Thiaucourt, et gagnait la rive droite de la Moselle, qu’il longeait jusqu’au confluent de celte rivière et de la Meurthe; en sorte que la rive gauche dépendait des Eeuei et la rive droite des Mediomatrici. La limite suivait la Meurthe jusqu'à Pixerécourt, allait tourner Amance, puis descendait presque perpendiculairement sur la Vezouze, qu’elle côtoyait jusqu'à Domêvre ; elle passait au nord de Blämont, de Châtillon et venait se terminer dans les Vosges, au pied du Donon, où elle rencontrait le territoire des Tribocci; et même, lorsque Jules César entra dans la Gaule, le pays des Mediomatrici n'était borné à l’orient que par le Rhin ; mais postérieurement à la conquète de cette contrée et un peu avant Ja mort de César, la peuplade germanique des Tribocci se jeta sur la partie septentrionale de l’Alsace et s’y établit si bien que l'on ne songea plus à l'en expulser. Quelque temps après, et sous le règne de Vespasien, d’autres Germains, les Nemetes, imi-
térent, sans doute avec le consentement des maitres de la Gaule , l'exemple des Tribocci et occupérent une autre portion du territoire médiomatricien. L’invasion de ces -deux peuples eut pour résultat de reporter sur la chaîne des Vosges, et des montagnes qui les continuent, la frontière orientale des Mediomatrici (4). Quant à la limite primitive de leur territoire du côté de l’occident, deux opinions différentes ont été émises ; néanmoins, il nous paraît à peu près certain qu'à l'époque de César, et pendant les deux ou trois premiers siècles qui la suivirent, les Verodunenses ne formaient pas une nation séparée ; que les Mediomatrici étaient limitrophes des Catalauni et des Remi, et que la frontière était voisine des villes actuelles de Varennes et de Dun, ainsi que des anciennes abbayes de la Chalade, de Belchamp et de Beaulieu. |
Au midi du territoire des Mediomatrici on rencontrait celui des Leuci, qui était non moins vaste. Au nord, ses limites se confondaient avec celles du pays médiomatricien ; à l’ouest, il était séparé du territoire des Catalauni par une ligne qui aurait laissé à l’orient tes bourgs ou villages de l’Isle-en-Barrois, Villers-aux-Vents, Couvonge, Robert-Espagne , Jandeure, Savonnières et Montier-sur-Sault ; on voit par là qu’elle se rapprochait beaucoup de la rive droite de la Marne. Du côté du sud-ouest, le territoire des Leuci confinait à celui des Lingones dans les environs de Rinel, Romain-sur-Meuse, Tolaincourt et la Marche. Vis-à-vis ce bourg finissait le pays des Lingones et commençait celui des Sequani. Ce territoire bornait celui des Leuci du côté du sud, depuis le point qui vient d’être indiqué jusqu’à la vallée de Saint-Amarin ; mais cette limite décrivait plusieurs courbes; après être descendue au midi vers Bourbonne-les-Bains, elle remontait au nord
(4) V. les différents historiens d'Alsace, et notamment Grandidier, Histoire ecclésiastique, RAIARSs civile et littéraire de la province d’Alsace, t. 1, p. 69-71.
jusqu'au village d’Escle, elle redescendait au sud dans les environs de Bains, prenait de rechef la direction du nord et arrivait prés de Chaumouzey; de là elle courait au sud-est, en passant au midi de Plombières, Hérival et Ramonchamp, jusqu'aux sources de la Moselle. Enfin vers l'est, les Leuci étaient séparés des peuplades germaniques de l'Alsace (les Rauraci et les Tribocci) par la crête des Vosges, depuis Bussang jusqu’à la vallée de Munster et depuis le Donon jusque près de Turquestein; mais entre le Donon et la vallée de Munster s'étend un district d'environ huit lieues de longueur sur une largeur de trois à quatre lieues, et qui, à une date un peu postérieure à celle de la conquête de la Gaule, pärait avoir été envahi par des Germains venus d'Alsace. Ces émigrants auraient forcé les Leuci à reculer vers l’ouest et auraient occupé la rive droite de la Meurthe, et les cantons arrosés par les affluents orientaux de cette rivière jusque vers Raon. L'origine germanique de ces nouveaux-venus serait prouvée par les noms allemands que portent les montagnes, les riviéres et même quelques villages de cette petite contrée (1). # |
Telles étaient les limites des peuples belges dont le territoire forma dans la suite les duchés de Lorraine et de Bar, l’archevèché de Trèves, les évéchés de Maz, Toul et Verdun. Ce territoire était assez vaste, mais il ne pouvait nourrir une population bien nombreuse, au moment de la guerre contre les Romains. À cette époque, des bois, ‘entrecoupés de marécages, couvraient une partie du sol de la Gaule septentrionale. La chaîne de montagnes qui terminait au sud-est le pays des Leuci était, comme on l’a vu plus haut, enveloppée de forêts
(1) Nous citerons seulement la montagne du Spitzemberg, les ruisseaux de Rothenbach (aujourd’hui Robache) et de Weiss-Fontana, les villages de Weissembach, de Geimengot, de Neuvwiller et d’Hurembach (maintenant Hurbache). V. Histoire de la ville épiscopale et de l'arrondissement de Saint-Dié, par M. Gravier, p. 12-14.
Le Si impénétrables ; enfin, à l’ouest du territoire des Mediomatrici et de celui des Treviri, s’étendait la forêt des Ardennes (4). Les rivières, dont le cours était obstrué par la chute d’arbres séculaires ou par le défaut d'entretien, débordaient fréquemment et inondaient les plaines. L'air était brumeux, et les grands bois dont nous venons de parler contribuaient à accroître l'humidité (2).
Des animaux dangereux ou farouches, qui ont disparu depuis que la population s'est augmentée, parcouraient ces forts et y trouvaient des retraites inexpugnables. Les ours étaient communs dans les montagnes des Vosges, et on y rencontrait aussi l’aurochs et l'élan, qui ne vivent plus que dans le nord de l'Europe (3).
Les écrivains anciens nous ont transmis peu de renseignements particuliers aux trois tribus belges fixées sur les rives de la Moselle et de la Meuse; nous nous contenterons par conséquent de. renvoyer aux ouvrages généraux qui traitent de l’histoire des peuples gaulois. On trouve toutefois
dans les auteurs latins quelques mots que l’on ne doit pas négliger. Ainsi Lucain nous apprend que les Leuci étaient habiles à lancer l’épieu gaulois :
Optimus excusso Leucus Remusque lacerto (4).
Selon le même auteur et le géographe Pomponius Mela, les Treviri excellaient à diriger le chariot de guerre nommé Covinn (5). César écrit que les Belges passaient pour les meil-
(4) V. Césor, de Bello gall., üb. V, 3, lib. VE 29.
(2) V. César, ibid., lib. VI, 5! et passim ; Strabon, édit. de 1620, t. IV, p. 178; Pline, lib. XVI, 8, 10, 17 et 18.
(3) Au moyen âge, il y avait encorc des ours dans les Vosges, et on a découvert récemment des ossements d’aurochs dans plusieurs cantons de la Lorraine.
(4) Phars., I, v. 424.
(5) V. ibid., 1, v. 426 ; Mela, liv. IL, c. 6.
nn leurs cavaliers de toute la Gaule, et qu’on s’accordait à donner la première place aux Treviri (1).
Quoique les Belges fussent sédentaires, et que la vie pastorale eût depuis. longtemps fait place chez eux à des mœurs différentes, ils ne semblent pas s’être beaucoup adonnés à l’agriculture. L'éducation des bestiaux était leur principale occupation ; d'immenses troupeaux de bœufs et de moutons parcouraient les pâturages de la Belgique ; les forèts étaient remplies dé pores que l’on abandonnait à eux-mêmes, et qui, devenus sauvages, acquéraent une grosseur énorme et devenaient fort dangereux (2). Les Belges élevaient, au rapport de’ César, une race de chevaux excellente et entretenue avec le plus grand soin (3).
Malgré la rigueur du climat, les trois tribus dont nous parlons avaient fait autant de progrès dans la civilisation que les peuples de la Gaule centrale. On ne peut plus en juger néanmoins par leurs édifices qui ont tous péri, mais par le témoignage des auteurs anciens et par les médailles frappées chez une de ces tribus. En effet, la petite ville de Solimariaca (aujourd’hui Soulosse) nous offre une série de monnaies d’or, qui, suivant l'observation d’un savant numismate, M. de la Saussaye, renferme à elle seule les trois quarts des médailles d’or gauloises à légendes que l’on ait trouvées jusqu "à
présent (4).
Les croyances religieuses des Belges ne différaienc ‘pas, au moins sensiblement, de celles que les Kimris avaient introdaites sur le territoire de la Gaule. On suit que les Galls avaient adopté ours culte un polythéisme qui rappelait jusqu’à | » ;
(4) V. de Bello gall., lib. V, 3.
(2) V. Histoire des Gaulois, par M. Amédée Thierry, t. IL, p. 9.
(3) V. de Bello gall., lib. IV, 2.
(4) V- Revue. numismatique, t. IN, p. #46. L'attribution à Solimariaca
de plusieurs de ces s médailles a été contestée depuis peu , et non sans raison. | ;
un certain point celui de la Grèce. Les Kimris, au contraire, qui avaient séjourné en Orient plus longtemps que les Galls, établirent dans la Gaule, lorsqu'ils en envahirent la partie septentrionale, un culte nouveau, une espèce de panthéisme matérialiste, qui présente la plus grande analogie avec les religions orientales, et que l’on connaît sous le nom de druidisme, parce que c'était à la caste sacerdotale des drüides qu’étaient confiés la conservation et l’enseignement des dogmes de cette religion. Les Belges, qui appartenaient à la race des Kimris, étaient attachés aux doctrines des druides ; mais le po- “lythéisme des Galls, qui avait été modifié par le culte de leurs voisins, pénétra peu à peu chez les Kimris et les Belges, et les deux religions vécurent pacifiquement l’une à côté de l’autre (1). |
Nous sortirions de notre plan, si nous retracions le tableau complet des croyances du druidisme et du polythéisme gaulois ; il nous suffit de rappeler les noms des divinités qui réunissaient un plus grand nombre d’adorateurs, et de faire connaître celles qui étaient propres au territoire des trois peuples dont nous écrivons les annales. Le dieu que l’on désignait par le nom de Teutatëès, et qui fut dans la suite identifié avec Mercure, était honoré d’une manière spéciale chez ces trois nations ; c'est ce que prouvent les statues, les inscriptions et les autels que l’on a exhumés dans les Vosges et dans plusieurs autres parties de la Lorraine (2). Quelques étymologies, dont nous ne garantissons pas le mérite, ont paru à divers antiquaires démontrer que le soleil, désigné sous le nom de Belen, avait été adoré dans quelques cantons. Au reste, nous croyons pouvoir affirmer que le culte des dieux principaux était chez nos ancêtres à peu prés le même que dans le reste de la Belgique ; mais ils avaient, en
(1) V. M. Am. Thierry, ibid., p. 73-77.
(2) V. Schæpflin, Alsatia illustrata, t. I, p. 436-460.
nr
outre, une foule de divinités secondaires et de divinités locales. Ainsi, les habitants de Solimariaca vénéraient particulièrement une déesse de second ordre appelée Solimara, dont leur ville avait pris le nom (1), et une déité locate connue sous la dénomination de Rosmerte (2). Bugius , autre divinité de la même classe, était honoré dans les environs de la ville qui -fut plus tard nommée Decempagi, c’est-à-dire dans la partie orientale du département de la Meurthe (3). Les : déesses Nehalen et Epona, dont le culte s’étendait dans une grande partie de la Gaule, eurent de nombreux adorateurs dans notre pays, et une inscription, découverte dans les ruines de Nasium, associe à la déesse Epona le génie des Leuci (4). Chacun des petits peuples entre lesquels le sol de la Gaule était alors partagé avait, en effet, son génie tutélaire, et on en cachait soigneusement le nom et le sexe. Le génie tutélaire des Leuci est encore mentionné dans deux inscriptions fournies par les ruines de Solimariaca (5), et celui des Mediomatrici figure, avec plusieurs autres divini-
(1) V. Archéologie de la Lorraine, par M: Beaulieu, t. L, p. 161-163.
(2) Son nom se lit sur deux inscriptions votives découvertes à Solimariaca. V. M. Beaulieu, ibid.
(8) C’est ce que prouve l'inscription suivante trouvée à Tarquimpol :
BVGIO : M. MONIANVS MAGNVS :. V.S.L. M.
(4) Cette inscription, gravée sur un autel quadrilatéral, est ainsi conçue :
DEAE EPONAI ET GENIO LEVC TIB. IVRTINIVS TITIANVS......…. LEG ANTONINIA...