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iiniix, iU déclarer immoral et illégal un legs de deux millions en faveur des enfants de la Vendée militaire, — legs qui doit être prélevé sur l'héritage du dernier Condé, — il ne trouve pas dans son cœur un cri de patriotisme pour s'associer au sentiment national, si cruellement blessé. L'Orléanisme n'a pas de ces soins vulgaires ; et la hâte inusitée qu'il met dans l'acquittement d'une créance véreuse prête à toutes les hypothèses un air de vraisemblance.
Louis-Philippe n'a point pactisé avec les Américains pour accaparer une portion quelconque de cette somme de vingt-cinq millions. Les Américains, qui savent aussi bien que lui le prix de l'argent, n'eurent pas besoin de consentir à un sacrifice, et ils ne l'auraient jamais volontairement fait. Ce qui reste évident aujourd'hui pour l'histoire, c'est que le roi citoyen, n'osant à aucun prix se brouiller avec les États-Unis dont il avait jadis reçu l'hospitalité, — hospitalité qu'il lui faudra peut-être réclamer un jour pour lui ou pour ses enfants, — se chargea de tracer au président Jackson la marche qu'il devait suivre. Louis-Philippe avait pour les chemins (orlueux une prédilection inquiétante. Il indiqua au cabinet de Washington l'attitude à prendre et le langage à tenir. D'avance sûr de son fait, le général Jackson se conforma au programme oi'léaniste, mais antifrançais.
Celte intrigue en partie double engendra presque autant de suppositions que de péripéties. Chacun eut sa nouvelle et sa version, chacun se fit des apparence:^
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ou dt's iin|iossil)ililés un rrqiiisiloinî euiitic lOrié.Tiiisme. Le hiick le (/'.4s.sr/s, nom singulièrt'ment choisi pour servir à cîichcr un frauduleux compérage, le l»ri(;k le (PAs^ds reeul mission de porter à l'nmhassad(^Mr français, l)aron Serrurier, les dépêches du gouvernement et son ordre de rappel. Ces dépèches, rédigées avec unc: trop méticuleuse prudence, contenaient certains passages où la conscience publique trouvait ime sorte de satisf^clinn. Le ministère n'a pas ci'u devoir aftronler la tribune sans ces réserves patriotiques dont Louis-Philippe s'était alarmé. Le ministère redoute une explosion; Louis-Philippe prend ses mesures pour la conjurer. Il fut raconté dans le temps, et des personnages sérieux affirment encore, qu'un émissaire secret, confident des résolutions royales, s'embarqua sur le r/'i.s.sas, avec injonction de détruire, par ses mystérieuses assurances, l'effet qu'auraient pu produire les dépêches ostensibles du gouvernement. -Vous croyons assez peu à cet émissaire dont le nom et la présence échappèrent aux officiers du (rAssm^ et ne furent jamais divulgués à une époque où les secrets d'Etat courent les rues, les journaux étrangers et les ana, pour servir aux mémoir<'s de notre temps. Afin de favoriser les Américains dans leur jeu, le roi patriote n'avait pas besoin de recourir à un complice, (lui, tôt ou tard, pouvait le vendre. La partie était si bien liée entre le président Jackson, M. Livingston, ministre des États-Unis à Paris, et LOrléanisme, né- «Hicianl à son avantao^e contre la fortune de la France,